L'avocate de plusieurs plaignantes dans l'affaire Patrick Bruel a qualifié de « déni » la position du chanteur lors de son interrogatoire, estimant que cette attitude correspond à un comportement qu'elle juge récurrent chez les personnes mises en cause pour des violences sexuelles. Me Julia Minkowski s'est exprimée après que son client a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Une réaction après la mise en examen
Me Julia Minkowski a estimé que le déni affiché par Patrick Bruel n'avait rien d'exceptionnel. Elle a souligné que, selon elle, il s'agit d'une « règle » observée de manière quasi systématique chez les agresseurs présumés. L'avocate a ajouté que ce refus de reconnaître les faits ne doit pas surprendre et qu'il fait partie intégrante du processus judiciaire dans ce type de dossier. Elle a également insisté sur le fait que la parole des victimes doit être entendue et que la procédure suivra son cours.
Une procédure judiciaire en cours
Patrick Bruel a été mis en examen pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire, une demande qui a été suivie par le juge des libertés et de la détention. L'artiste a été incarcéré dans l'attente de son procès. Les faits qui lui sont reprochés auraient été commis sur une période s'étalant sur plusieurs années, et treize victimes présumées sont désormais recensées dans le dossier. L'enquête a été ouverte après le dépôt de plusieurs plaintes.
La défense de l'artiste
Lors de son interrogatoire, Patrick Bruel a nié l'ensemble des accusations portées contre lui. Ses avocats ont indiqué qu'il contestait fermement les faits et qu'il entendait démontrer son innocence. Ils ont également dénoncé une procédure qu'ils estiment infondée et ont annoncé leur intention de former un recours contre la décision de placement en détention. La défense a souligné que le chanteur est présumé innocent et que la justice devra établir la vérité.
Réactions et suites
Plusieurs associations féministes et des personnalités publiques ont salué l'avancée de la procédure tout en appelant à la libération de la parole des victimes. Le collectif Nous Toutes a notamment exprimé son soutien aux plaignantes et a rappelé l'importance de ne pas minimiser les violences sexuelles. L'affaire a suscité une large couverture médiatique et relancé le débat sur les violences faites aux femmes dans le milieu artistique.