Deux nouvelles plaintes déposées
L'enquête visant le chanteur Patrick Bruel, mis en examen depuis le 10 juin 2026 pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, connaît un nouveau rebondissement. L'avocate représentant plusieurs des femmes qui l'accusent a annoncé avoir déposé deux plaintes supplémentaires. Ces démarches portent à quinze le nombre de plaignantes dans ce dossier.
L'une de ces nouvelles procédures émane d'une femme qui se définissait elle-même, à l'époque des faits présumés, comme une admiratrice de l'artiste. Cette information a été communiquée par la conseil des parties civiles, qui précise que les deux plaintes concernent des faits de viol et de tentative de viol.
Un dossier judiciaire qui s'alourdit
Le chanteur de 66 ans avait été mis en examen pour des faits similaires et placé sous contrôle judiciaire avec des obligations strictes, dont le versement d'une caution de 500 000 euros et l'interdiction d'entrer en contact avec les plaignantes. Les nouvelles accusations viennent s'ajouter à un ensemble de treize autres signalements déjà recensés avant cette annonce.
La défense de l'artiste n'avait pas, à ce stade, réagi publiquement à ces deux nouveaux dépôts de plainte. L'artiste a toujours nié l'ensemble des faits qui lui sont reprochés lors de son audition, selon les éléments connus de la procédure.
Contexte des révélations
Ces nouvelles plaintes interviennent alors que le dossier judiciaire s'est constitué progressivement depuis le printemps 2026. Plusieurs femmes, dont certaines journalistes, avaient commencé à témoigner publiquement, décrivant un climat de crainte et des agressions. Le chanteur avait alors suspendu sa tournée estivale et s'était retiré de la troupe des Enfoirés.
Le parquet de Paris avait requis la mise en examen de Patrick Bruel et son placement en détention provisoire, mais le juge des libertés et de la détention avait opté pour un contrôle judiciaire. L'enquête se poursuit sous l'autorité d'un juge d'instruction, chargé de recueillir les témoignages et les éléments matériels.
Les avocats des parties civiles ont salué cette nouvelle phase de l'enquête, y voyant un "pas immense" dans la reconnaissance de la parole des victimes. L'une d'elles avait déjà dénoncé ce qu'elle qualifie de "déni systématique" chez les agresseurs présumés, une position partagée par d'autres représentants de plaignantes.
Vers de nouvelles auditions
Les enquêteurs devront désormais entendre les deux nouvelles plaignantes et vérifier leurs déclarations. Le juge d'instruction pourra également ordonner de nouvelles mesures d'investigation, comme des confrontations ou des expertises. Le dossier, qui compte déjà de nombreux témoignages, pourrait encore s'enrichir de nouveaux éléments dans les semaines à venir.
Aucune information n'a été communiquée quant à la date à laquelle l'artiste pourrait être de nouveau entendu par le magistrat instructeur.