L'équipe d'Iran pourrait bénéficier d'une arrivée anticipée sur le sol américain pour son troisième match de la Coupe du monde 2026, a fait savoir son sélectionneur dans des déclarations récentes. Cette information intervient dans un climat de tensions diplomatiques entre Téhéran et Washington autour des conditions de participation de la délégation iranienne au Mondial.
Le technicien iranien a indiqué que les autorités américaines auraient donné leur accord pour que la sélection nationale puisse se rendre en avance sur le lieu de sa dernière rencontre de phase de groupes. Cette mesure viserait à faciliter la logistique et à offrir aux joueurs un temps d'adaptation supplémentaire, dans un contexte où les questions de visas et d'accès au territoire américain ont constitué un sujet brûlant ces dernières semaines.
Un contentieux toujours en cours
Cette annonce intervient alors que la Fédération iranienne de football a officiellement saisi la Fédération internationale de football association (Fifa) d'une plainte dénonçant les restrictions imposées par les États-Unis à l'encontre des ressortissants iraniens. Téhéran estime que ces entraves, notamment en matière de délivrance de visas, compromettent le bon déroulement de sa participation au tournoi et violent les principes d'universalité du sport.
La plainte iranienne, déposée auprès de l'instance dirigeante du football mondial, réclame une intervention pour garantir que les membres de la délégation, joueurs et encadrement technique, puissent entrer librement sur le territoire américain pour disputer leurs rencontres. Plusieurs épisodes ont émaillé la préparation de l'équipe : des retards dans l'obtention des visas, un quota de billets jugé insuffisant, et des accusations d'expulsion d'un joueur iranien par les autorités américaines.
Un contexte diplomatique tendu
Les relations entre l'Iran et les États-Unis, déjà marquées par des décennies de méfiance, se sont invitées sur le terrain sportif à l'approche de la compétition. La décision de la Fifa sur la plainte de Téhéran est attendue avec attention, d'autant que l'organisation basée à Zurich a déjà été interpellée par les autorités iraniennes sur d'autres sujets, comme la présence de symboles de l'opposition dans les stades.
En attendant, le sélectionneur iranien s'est montré rassurant quant à la capacité de son équipe à se concentrer sur l'essentiel. Il a souligné que, malgré les difficultés administratives et politiques, l'objectif sportif demeurait la priorité. L'arrivée anticipée pour le troisième match, si elle se confirme, constituerait une avancée significative dans la résolution des problèmes logistiques qui ont perturbé la préparation de la sélection.
Des mesures de sécurité renforcées
Par ailleurs, la délégation iranienne a installé son camp de base à Tijuana, au Mexique, où elle s'entraîne sous haute sécurité. Ce choix de s'établir dans un pays voisin des États-Unis avait été motivé par les incertitudes pesant sur l'obtention des visas. Les entraînements à huis clos et la présence d'un dispositif sécuritaire important témoignent de la vigilance des autorités mexicaines comme iraniennes.
Les joueurs iraniens, qui ont finalement obtenu leurs visas américains après des semaines de tractations, devraient donc pouvoir rejoindre les États-Unis dans des délais aménagés pour leur dernière rencontre. Une partie du staff et le président de la fédération iranienne étaient encore en attente de leurs documents, mais la situation semble s'être débloquée progressivement.