L'incertitude qui entoure la participation de l'Iran à la Coupe du monde 2026 connaît un nouveau chapitre. Après l'offre du Mexique d'accueillir la délégation iranienne, les autorités sportives du pays ont entrepris une démarche concrète pour obtenir les précieux sésames : les passeports des joueurs et de l'encadrement ont été remis à l'ambassade des États-Unis en Turquie.
Cette procédure vise à débloquer la délivrance des visas d'entrée sur le territoire américain, où se dérouleront une grande partie des rencontres du tournoi. En raison de l'absence de relations diplomatiques entre Téhéran et Washington, les Iraniens doivent passer par la représentation américaine à Ankara, qui sert d'intermédiaire pour les ressortissants iraniens.
Le Mexique en soutien
Le gouvernement mexicain a récemment fait savoir qu'il était en mesure d'accueillir l'équipe d'Iran « sans aucun problème ». Cette proposition, formulée il y a une semaine, visait à contourner les difficultés administratives liées à l'obtention des visas américains. Les autorités mexicaines avaient souligné leur capacité à organiser l'hébergement et l'entraînement de la sélection iranienne sur leur sol, dans l'attente d'une solution diplomatique.
Des tensions diplomatiques persistantes
La question des visas iraniens s'inscrit dans le contexte plus large des relations tendues entre les deux pays. Depuis la rupture des liens diplomatiques en 1980, les Iraniens ne peuvent obtenir de visa américain qu'auprès de sections d'intérêts dans des pays tiers, comme la Turquie ou les Émirats arabes unis. Le processus est régulièrement long et semé d'obstacles.
Pour la Coupe du monde 2026, qui se déroule aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l'administration américaine avait mis en place un dispositif accéléré pour les délégations sportives, mais celui-ci n'a pas encore abouti pour les Iraniens. Les joueurs et l'encadrement sont toujours sans visas à quelques semaines du coup d'envoi.
Une course contre la montre
Le dépôt des passeports à Ankara constitue une avancée procédurale, mais ne garantit pas une issue rapide. Les autorités iraniennes espèrent une réponse positive dans les prochains jours, alors que le premier match de l'équipe approche. De son côté, le Mexique maintient son offre d'accueil temporaire, ce qui pourrait servir de plan B si les visas américains n'étaient pas délivrés à temps.
La Fédération iranienne de football suit le dossier de près et a appelé au respect des engagements pris par la FIFA et les États-Unis en matière de libre circulation des équipes. La balle est désormais dans le camp de Washington.