L’équipe nationale de football d’Iran, arrivée à Tijuana en vue de la Coupe du monde 2026, a disputé sa première séance d’entraînement sur le sol mexicain. Cette session, organisée à huis clos, s’est déroulée dans un stade fermé au public, sans la présence de supporters ni de médias. Les autorités locales ont parallèlement mis en place un dispositif de sécurité renforcé autour du lieu de résidence et des installations sportives de la délégation iranienne.

Ce premier entraînement intervient quelques jours après l’atterrissage de l’avion transportant les joueurs et une partie de l’encadrement à l’aéroport de Tijuana, ville frontalière du nord-ouest du Mexique. La formation dirigée par le sélectionneur a ainsi pu entamer sa préparation dans des conditions inédites, marquées par une étroite surveillance des forces de l’ordre mexicaines.

Un contexte diplomatique tendu

La présence de l’Iran au Mexique pour cette compétition mondiale s’inscrit dans un climat politique particulièrement délicat. Les relations entre Téhéran et Washington, très tendues depuis des décennies, ont compliqué l’obtention des visas nécessaires pour pénétrer sur le territoire américain, où se dérouleront plusieurs rencontres du tournoi. Après des semaines d’incertitude, les joueurs iraniens ont finalement obtenu leurs visas américains, comme l’a confirmé un haut diplomate. En revanche, une partie du staff technique et le président de la fédération iranienne de football attendent toujours le traitement de leurs demandes. Cette situation a conduit les autorités mexicaines à se déclarer prêtes à accueillir « sans aucun problème » la délégation iranienne sur leur sol.

Un dispositif sécuritaire exceptionnel

À Tijuana, les autorités locales ont déployé un important dispositif de sécurité pour encadrer les déplacements et les entraînements de l’équipe. Des barrages ont été installés aux abords de l’hôtel où séjournent les joueurs et des patrouilles de police quadrillent régulièrement le secteur. La décision de fermer l’entraînement au public vise à prévenir tout incident, dans une région où la criminalité liée aux cartels de la drogue est élevée, mais aussi à éviter d’éventuelles manifestations politiques. Des sources proches des autorités indiquent que ce niveau de vigilance pourrait être maintenu pendant toute la durée du séjour de l’équipe iranienne au Mexique.

Les Iraniens dans le groupe E

L’Iran a été versé dans le groupe E de la Coupe du monde 2026, aux côtés des États-Unis, de l’Angleterre et du pays hôte, le Mexique. Cette configuration ajoute une dimension politique supplémentaire à la compétition, les confrontations sportives entre l’Iran et les États-Unis ayant souvent été chargées de symboles. Le premier match des Iraniens est prévu contre le Mexique dans les prochains jours, puis ils affronteront les États-Unis. Les rencontres se dérouleront pour certaines aux États-Unis, ce qui rend cruciale l’obtention des visas pour l’ensemble de la délégation.

Des incertitudes persistent pour l’encadrement

Malgré l’obtention des visas pour les joueurs, une partie du personnel d’encadrement, dont plusieurs membres du staff technique et le président de la fédération iranienne, n’a pas encore reçu d’autorisation d’entrée sur le territoire américain. Cette situation suscite des inquiétudes au sein de la délégation, qui craint de ne pas pouvoir compter sur l’ensemble de ses dirigeants et de son staff lors des matchs disputés aux États-Unis. Les négociations diplomatiques se poursuivent entre les autorités iraniennes, mexicaines et américaines pour tenter de débloquer ces dossiers avant le début de la compétition.