La Fédération iranienne de football a annoncé, jeudi 18 juin, son intention de déposer une plainte officielle auprès de la Fifa. Elle dénonce les restrictions de déplacement imposées par les autorités américaines à sa sélection, qui participe actuellement à la Coupe du monde 2026. L'équipe, qui a déjà rencontré des difficultés pour obtenir des visas pour certains membres de son encadrement, estime que ces contraintes compromettent sa préparation pour le Mondial.

Selon un responsable de la fédération, l'Iran n'a été autorisé à arriver à Los Angeles qu'un jour avant le match prévu dimanche contre la Belgique, alors que le staff technique avait demandé à pouvoir se rendre dans la ville hôte deux jours avant la rencontre. « Ces restrictions sont contraires au principe d'égalité des conditions pour toutes les équipes participantes et risquent de nuire à la préparation », a-t-il déclaré dans un communiqué. Il a ajouté que la fédération exprimerait officiellement son mécontentement et déposerait une plainte officielle auprès de la Fifa par les voies appropriées.

Un précédent déjà contesté

Ce n'est pas la première fois que l'Iran conteste les conditions d'accueil qui lui sont imposées. Lundi, après le match nul 2-2 concédé contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, le sélectionneur Amir Ghalenoei avait estimé que son équipe était « la plus maltraitée de toute la Coupe du monde ». Il faisait référence aux refus de visas américains pour une quinzaine de membres de sa délégation et à l'obligation de délocaliser son camp de base. La sélection s'est installée à Tijuana, au Mexique, plutôt qu'en Arizona, comme elle l'avait initialement prévu.

Pour son premier match, l'équipe n'avait pu arriver à Los Angeles que la veille et avait dû repartir immédiatement après le coup de sifflet final. Le staff technique avait pourtant établi un programme prévoyant que l'équipe « devait arriver dans chaque ville hôte deux jours avant chaque match et regagner son camp de base le lendemain de la rencontre, afin d'assurer une préparation technique et physique optimale », a expliqué le responsable iranien.

Pas de réaction immédiate de la Fifa

Contactée par l'AFP, la Fifa n'avait pas immédiatement réagi à ces annonces. La Fédération iranienne de football précise qu'elle saisira l'instance internationale par les voies officielles. Le match contre la Belgique, prévu dimanche à Los Angeles, sera crucial pour l'Iran, qui cherchera à décrocher sa première victoire dans ce Mondial nord-américain.

L'ambiance tendue autour de la sélection iranienne s'inscrit dans un contexte géopolitique tendu, marqué par les relations conflictuelles entre l'Iran et les États-Unis. La question des symboles politiques dans les stades avait déjà suscité des tensions, Téhéran ayant demandé à la Fifa d'interdire les drapeaux de l'opposition lors du tournoi.