Une accusation de la fédération iranienne

La fédération iranienne de football a accusé les autorités américaines de lui avoir retiré l’essentiel de son quota de billets pour la Coupe du monde 2026, qui se déroule aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Dans un communiqué officiel dont l’authenticité n’a pas été démentie, l’instance a affirmé que le quota initialement alloué à l’Iran avait été « réduit de manière drastique », ne laissant que quelques places pour les joueurs et le staff technique. Les responsables iraniens dénoncent une mesure « discriminatoire » et « contraire à l’esprit sportif », alors que la sélection nationale est déjà installée à Tijuana, au Mexique, où elle s’entraîne à huis clos sous un dispositif de sécurité renforcé.

Un contexte de tensions diplomatiques

Les relations entre Téhéran et Washington sont particulièrement tendues depuis plusieurs années, et ce différend sur les billets s’inscrit dans un climat de défiance réciproque. Selon des sources diplomatiques, le gouvernement américain n’a pas officiellement répondu aux accusations iraniennes, mais il est établi que les joueurs iraniens ont obtenu leurs visas américains dans les tout derniers jours, après plusieurs semaines d’incertitude. En revanche, une partie du staff technique et le président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, n’avaient toujours pas reçu leur visa au début du mois de juin, ce qui avait contraint la délégation à s’installer au Mexique plutôt qu’aux États-Unis.

Le Mexique comme base arrière

Le choix de Tijuana, ville frontalière du Mexique, n’est pas anodin. Elle permet à l’équipe iranienne de se trouver à proximité immédiate des États-Unis tout en évitant les complications liées aux visas pour l’ensemble de la délégation. Les autorités mexicaines avaient déjà fait savoir, fin mai, qu’elles étaient prêtes à accueillir « sans aucun problème » la sélection iranienne. Depuis leur arrivée, les joueurs s’entraînent à huis clos, dans un centre sportif placé sous très haute surveillance, afin d’éviter tout incident sécuritaire ou diplomatique.

Quels matchs pour l’Iran ?

L’équipe nationale iranienne doit disputer ses trois matches de phase de groupes de la Coupe du monde 2026 sur le sol américain, selon le calendrier établi par la FIFA. Le premier match est prévu dans la région de Los Angeles, ville où vit une importante diaspora iranienne. La question de l’accès des supporters iraniens aux stades américains reste entière, et la réduction du quota de billets pourrait limiter fortement leur présence dans les tribunes.

Vers une médiation de la FIFA ?

Des observateurs estiment que ce litige pourrait remonter jusqu’à la FIFA, l’instance suprême du football mondial, qui pourrait être appelée à jouer un rôle de médiateur entre la fédération iranienne et les organisateurs américains. Pour l’heure, ni la FIFA ni le comité d’organisation de la Coupe du monde 2026 n’ont officiellement commenté ces accusations. L’Iran, qui participe à sa troisième Coupe du monde consécutive, espère que la situation sera résolue avant le coup d’envoi de la compétition, prévu dans quelques jours.