Dans une déclaration commune diffusée depuis le camp de base de la sélection à Tijuana, au Mexique, le sélectionneur de l’équipe nationale d’Iran et l’attaquant vedette ont assuré « respecter tous les Iraniens », quelles que soient leurs opinions politiques. Cette prise de parole intervient alors que l’équipe iranienne se prépare à disputer son premier match du tournoi, dans un contexte diplomatique tendu entre Téhéran et les États-Unis.
« Nous sommes sportifs, nous respectons tous les Iraniens, tous les peuples du monde », a déclaré le sélectionneur, avant d’ajouter : « Nous voulons juste jouer au football et rendre fiers les Iraniens. » L’attaquant vedette a quant à lui insisté sur le fait que les joueurs étaient « concentrés sur le terrain et sur rien d’autre », évoquant une volonté de « donner le maximum pour le pays ».
Ces propos interviennent dans un climat marqué par des tensions autour de la présence de symboles de l’opposition lors des rencontres. Le gouvernement iranien a récemment saisi la Fédération internationale de football association (Fifa) pour demander l’interdiction des drapeaux et autres emblèmes de l’opposition dans les stades. La délégation iranienne a également dénoncé ce qu’elle considère comme un traitement inéquitable de la part des autorités américaines, en particulier concernant la délivrance des visas et la réduction du quota de billets alloué à l’Iran.
Le sélectionneur s’est montré particulièrement virulent sur ce point : « Nous sommes l’équipe la plus maltraitée de cette Coupe du monde », a-t-il affirmé, dénonçant des obstacles administratifs et une sécurité renforcée qui compliquent les déplacements et les entraînements de l’équipe. L’équipe d’Iran s’entraîne à huis clos sous haute surveillance, après avoir été contrainte de poser ses valises au Mexique en raison de l’absence de visas américains pour une partie de son staff.
Malgré ces difficultés, les joueurs et le staff technique assurent vouloir se concentrer sur l’essentiel : la compétition. « Nous sommes ici pour jouer et pour gagner », a rappelé l’attaquant vedette, tandis que le sélectionneur espère que la Fifa et les autorités locales permettront à l’équipe de « disputer le tournoi dans des conditions normales ».
Un contexte diplomatique tendu
La question des visas a constitué une pomme de discorde entre Téhéran et Washington. Après des semaines d’attente, les joueurs iraniens ont finalement obtenu leurs visas américains, mais une partie du staff technique ainsi que le président de la Fédération iranienne de football sont toujours en attente d’une réponse. Les autorités iraniennes ont accusé les États-Unis de réduire délibérément leur quota de billets, une accusation que Washington n’a pas commentée officiellement.
Par ailleurs, la demande de Téhéran visant à interdire les symboles de l’opposition dans les stades a placé la Fifa dans une position délicate. L’instance dirigeante du football mondial, qui prône la neutralité politique du sport, doit trouver un équilibre entre les revendications des autorités iraniennes et le droit des supporters à exprimer leurs opinions, dans le respect des lois locales.
L’équipe d’Iran sous les projecteurs
L’équipe d’Iran, qui participe à sa septième Coupe du monde, est suivie de près par les médias internationaux. Au-delà de l’aspect sportif, les questions politiques liées à sa participation suscitent l’intérêt. Le sélectionneur et l’attaquant vedette ont donc cherché à rassurer quant à leur indépendance : « Nous ne sommes ni politiques ni militants. Nous sommes des footballeurs », a conclu le sélectionneur.
Le premier match de l’Iran dans ce Mondial 2026 est attendu avec impatience, tant par les supporters iraniens que par les observateurs, alors que l’équipe tente de se concentrer sur la performance sportive malgré les turbulences extra-sportives.