L'Iran a fait savoir, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, qu'il est « prêt à avancer » dans le cadre des discussions diplomatiques avec Washington, tout en conditionnant cette progression à une pression américaine effective sur Israël pour que cessent les frappes contre le Liban. Cette déclaration intervient alors que des frappes israéliennes meurtrières se poursuivent au Liban malgré l'accord de trêve américano-iranien.
Le haut diplomate iranien a précisé que les États-Unis doivent garantir qu'Israël se conforme aux dispositions de l'accord, qui prévoit la fin des hostilités sur l'ensemble des fronts. Il a souligné que Téhéran reste engagé dans la voie diplomatique, mais que la guerre doit cesser partout.
Parallèlement, un responsable américain a indiqué à l'agence Reuters qu'Israël et le Hezbollah avaient convenu d'un cessez-le-feu au Liban. Pourtant, les frappes israéliennes se sont poursuivies, faisant de nouvelles victimes et menaçant l'équilibre fragile de la trêve.
Pression internationale pour une désescalade
Les médiateurs dans le conflit américano-iranien – notamment le Pakistan, l'Arabie saoudite et la Turquie – doivent se réunir pour des pourparlers dans la ville égyptienne d'Alamein, a confirmé Le Caire. L'objectif affiché est de consolider l'accord et d'éviter une reprise généralisée des combats.
Des images montrant de la fumée s'élevant après des bombardements israéliens dans le sud du Liban, prises depuis la frontière nord d'Israël, illustrent la persistance des affrontements. Les échanges de tirs entre les forces israéliennes et les combattants du Hezbollah, soutenus par l'Iran, se sont intensifiés ces derniers jours, remettant en cause les acquis diplomatiques.
Un accord sous tension
L'accord américano-iranien, officialisé il y a plusieurs semaines, visait à instaurer un cessez-le-feu global incluant le Liban. Téhéran a déjà menacé à plusieurs reprises de rompre la trêve si les frappes israéliennes ne cessaient pas. Les récentes déclarations du vice-ministre des Affaires étrangères confirment que la condition iranienne reste inchangée : la fin des hostilités au Liban est un préalable indispensable à toute avancée diplomatique.
De sources concordantes, les discussions bilatérales entre les États-Unis et l'Iran ont été reportées en raison de la situation sécuritaire. Un responsable américain a toutefois indiqué qu'une solution de cessez-le-feu séparé entre Israël et le Hezbollah pourrait être en voie de finalisation, sans pour autant avoir été annoncée officiellement.
Conséquences humanitaires
Les frappes israéliennes au Liban ont fait au moins 18 morts en une seule nuit, selon des bilans antérieurs. Les populations civiles du sud du Liban subissent de plein fouet l'escalade, et les appels à une désescalade se multiplient au niveau international.
La position iranienne, exprimée clairement par son vice-ministre, met Washington face à ses responsabilités : pour que la diplomatie progresse, il faudra que les États-Unis exercent une pression réelle sur leur allié israélien afin de mettre un terme aux frappes au Liban. L'issue de cette crise dépend désormais de la capacité des médiateurs à obtenir un arrêt effectif des hostilités.