L'accalmie observée ces derniers jours sur une grande partie du territoire ne devrait pas durer. Alors que Météo-France a mis fin à la vigilance rouge canicule, maintenant uniquement cinq départements en alerte orange, les modèles météorologiques dessinent déjà les contours d'un nouveau épisode de forte chaleur. Selon les services de prévision, une nouvelle « anomalie chaude » est attendue à compter du 6 juillet, avec une incertitude encore importante quant à son intensité et sa durée.
Ce scénario confirme les annonces faites par les autorités ces derniers jours, qui évoquaient un bref répit avant une possible reprise des conditions caniculaires. Les températures pourraient à nouveau grimper nettement au-dessus des normales saisonnières, sans que l'on puisse encore préciser si cet épisode atteindra ou non les seuils de vigilance les plus élevés.
Les prévisionnistes soulignent que l'incertitude actuelle est liée à la configuration atmosphérique à grande échelle. Selon les dernières projections, un dôme de chaleur pourrait se reformer sur l'Europe de l'Ouest, mais sa localisation exacte et son ampleur restent difficiles à déterminer à plus d'une semaine d'échéance. Il est encore trop tôt pour savoir quelles régions seront les plus exposées.
Les autorités appellent néanmoins à la prudence et rappellent que la vigilance reste de mise, notamment pour les personnes vulnérables. Le précédent épisode caniculaire, qui a concerné jusqu'à 72 départements en vigilance rouge, a montré la nécessité d'anticiper les vagues de chaleur successives. Les services de santé publique recommandent de se préparer dès à présent à de nouvelles fortes chaleurs, en adoptant les gestes de prévention habituels : hydratation régulière, limitation des activités physiques aux heures les plus chaudes, et maintien au frais des habitations.
Dans l'attente de prévisions plus affinées, le prochain bulletin de Météo-France, attendu dans les jours qui viennent, permettra de préciser la trajectoire de cette nouvelle anomalie. Le gouvernement suit la situation de près et pourrait activer de nouveau la cellule interministérielle de crise si les seuils de vigilance venaient à être franchis.