Le Premier ministre a activé la cellule interministérielle de crise, ce jeudi 19 juin, face à la vague de chaleur qui s'annonce sur le territoire. Cette décision intervient alors que Météo-France prévoit un épisode dont l'intensité pourrait égaler celle des canicules historiques de juillet 2019 et d'août 2003.
Une alerte maximale en vue
La directrice de Météo-France, Sophie Voirin, a indiqué que la vigilance rouge pourrait être déclenchée à compter de dimanche à midi. « Les journées de début de semaine pourraient faire partie des journées les plus chaudes jamais observées », a-t-elle déclaré, soulignant la sévérité de la situation à venir. L'institution météorologique compare cet épisode aux vagues de chaleur extrême de 2003 et 2019, qui avaient causé des milliers de décès en France.
Le chef de l'exécutif a réuni les services de l'État concernés afin de coordonner les actions de prévention et de gestion de cette crise sanitaire et sociale. La cellule interministérielle de crise, placée sous l'autorité du ministère de l'Intérieur, a pour mission d'assurer le suivi en temps réel de la situation, de mobiliser les moyens des différentes administrations et de préparer les mesures d'urgence.
Un épisode précoce et intense
Cette vague de chaleur se distingue par sa précocité dans le calendrier estival. Les températures, déjà élevées ces derniers jours, devraient connaître une nouvelle hausse ce week-end, avec des pointes à 40 °C attendues localement. Météo-France a placé 53 départements en vigilance orange canicule, un nombre qui pourrait augmenter dans les heures qui viennent.
Sophie Voirin a précisé que les prévisions actuelles laissent envisager un pic de chaleur exceptionnel pour un mois de juin. « Nous sommes sur une trajectoire qui rappelle les épisodes les plus marquants de notre histoire récente », a-t-elle ajouté, invitant la population à la plus grande prudence.
Les mesures du gouvernement
L'activation de la cellule interministérielle de crise vise à anticiper les conséquences sanitaires de cette canicule. Le gouvernement a déjà annoncé plusieurs mesures : ouverture de salles climatisées dans les communes, renforcement des effectifs hospitaliers, activation des services d'aide aux personnes âgées et isolées, et campagnes d'information sur les gestes à adopter.
Les autorités rappellent les consignes de base : boire régulièrement de l'eau sans attendre d'avoir soif, se rafraîchir le corps, éviter de sortir aux heures les plus chaudes, maintenir son logement au frais en fermant volets et fenêtres le jour, et prendre des nouvelles de ses proches vulnérables.
Une vigilance qui concerne tout le territoire
La canicule, qui touche déjà une large partie du pays, devrait s'étendre à l'ensemble de l'Hexagone dans les prochains jours. Les régions du Sud-Est, de la vallée du Rhône et de l'Auvergne-Rhône-Alpes sont particulièrement concernées. Les modèles météorologiques prévoient que les températures maximales pourraient atteindre 38 à 40 °C dans plusieurs départements.
Les services de secours sont en alerte, et le ministre de la Santé a demandé aux hôpitaux de se préparer à un afflux de patients souffrant de déshydratation ou de coups de chaleur. Des messages de prévention sont diffusés en continu sur les réseaux sociaux et les médias.
Un rappel des épisodes historiques
La référence à 2003, année de la canicule qui avait causé près de 15 000 décès supplémentaires en France, et à 2019, où des records absolus de température avaient été enregistrés (46 °C dans le Gard), souligne le caractère inédit de la situation annoncée. Météo-France insiste sur le fait que cet épisode nécessite une mobilisation exceptionnelle de tous les acteurs.
Le Premier ministre doit s'adresser à la nation dans la soirée pour détailler les mesures prises et appeler à la responsabilité collective. La cellule interministérielle de crise restera activée jusqu'à la fin de l'épisode caniculaire, dont la durée est encore incertaine.