Vague de chaleur : 24 départements en risque de canicule dès mercredi, des pointes à 36 °C attendues
Après une période de températures fraîches, la France s'apprête à connaître un nouvel épisode de fortes chaleurs. Météo-France a placé 24 départements en risque de canicule à partir de mercredi 17 juin, avec des valeurs qui pourraient grimper jusqu'à 36 °C dans certaines villes. Cette hausse brutale du mercure intervient avant l'arrivée officielle de l'été, et fait suite à un précédent pic de chaleur observé fin mai.
Selon les prévisions de l'organisme de météorologie, les températures commenceront à augmenter nettement dès mercredi. L'Île-de-France figure parmi les zones les plus exposées. Paris pourrait enregistrer 26 °C dès le matin, puis 32 °C l'après-midi, avec une minimale nocturne de 20 °C. Un risque moyen de vigilance canicule pèse sur la capitale.
Vigilance élevée dans le sud-est
La région Auvergne-Rhône-Alpes est également très concernée. À Lyon, Montélimar et Gap, les météorologues redoutent un niveau de vigilance élevé, avec des maximales atteignant 34 °C. Des villes comme Vichy et Aurillac pourraient être placées en vigilance moyenne. D'après les modèles, le seuil des 34 °C à Paris devrait être franchi jeudi 18 juin, tandis que Vichy pourrait connaître un degré supplémentaire.
Météo-France évoque une « poursuite du risque de canicule modéré à fort autour des régions parisiennes et lyonnaises jusqu'à samedi ». Les températures maximales attendues pour vendredi sont de 32 °C dans la capitale et de 27 à 34 °C en Auvergne-Rhône-Alpes.
Remontée d'air chaud depuis l'Afrique du Nord
Cette vague de chaleur est provoquée par une remontée d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord et de la péninsule Ibérique. L'organisme de météorologie indique qu'à partir de jeudi, « sur le nord-est, les températures continuent d'augmenter, associées à un risque modéré de début d'épisode caniculaire ».
Des orages sont également prévus sur le nord-ouest et le sud-ouest du pays pour les journées de jeudi, vendredi et samedi. Ce phénomène pourrait apporter un peu de fraîcheur, mais sans pour autant faire baisser durablement les températures.
Conséquences du réchauffement climatique
Les spécialistes rappellent que ces épisodes de fortes chaleurs sont amenés à se multiplier en raison du changement climatique. Le précédent pic de chaleur, survenu fin mai, avait déjà marqué les esprits. Cette nouvelle vague intervient alors que le phénomène « Super El Niño » est évoqué par les scientifiques pour les années à venir.
Les autorités appellent les populations des zones concernées à la vigilance, notamment les personnes fragiles et âgées. Il est recommandé de s'hydrater régulièrement, d'éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes et de maintenir les habitations au frais.