La France connaîtra-t-elle un second épisode caniculaire aussi intense que le précédent ? Alors que quatre départements du Sud-Est demeurent placés en vigilance orange pour la canicule ce mardi et ce mercredi, les prévisions indiquent une remontée des températures dès le prochain week-end. Le répit observé après une dizaine de jours de chaleur exceptionnelle s'annonce de courte durée.

Selon les premières estimations de Météo-France, la journée de samedi 4 juillet sera marquée par un ensoleillement généralisé sur la majeure partie du territoire. Les régions méridionales seront les plus exposées : à Perpignan, il est attendu 34 °C, tandis que Toulouse et Montpellier devraient atteindre 33 °C. Dans le centre de l'Hexagone, des villes comme Bourges ou Auxerre pourraient enregistrer 30 °C.

Dimanche, le soleil gagnera l'ensemble du pays, avec des maximales encore plus élevées. Bordeaux serait la ville la plus chaude, avec 35 °C prévus. Montpellier, Toulouse et Montélimar devraient connaître 34 °C. Au nord, les températures resteront plus clémentes, avec environ 26 °C à Lille et Amiens.

Un risque de vigilance orange canicule sur la moitié sud

Patrick Galois, prévisionniste à Météo-France, a indiqué qu'« à partir de vendredi et du week-end prochain, on s'attend à nouveau à des températures plus élevées avec des conditions anticycloniques depuis le sud du pays ». Un anticyclone, zone de haute pression atmosphérique, provoque un échauffement et un assèchement de l'air en descendant vers le sol, ce qui favorise le beau temps et peut conduire à des chaleurs caniculaires.

D'après un document de Météo-France, la probabilité de voir un passage en vigilance orange canicule se situe entre 30 % et 70 % sur la moitié sud de l'Hexagone pour samedi et dimanche. Le prévisionniste précise que toutes les régions ne seront pas forcément concernées, mais que les températures seront « très élevées, sans doute au-dessus de 35 °C ».

Des sols secs, facteur aggravant

Cette nouvelle hausse du mercure survient dans un contexte où la vague de chaleur précédente n'est pas encore officiellement terminée. Lundi, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait évoqué la possibilité d'un nouvel épisode caniculaire. Fait préoccupant, la brève période de relative fraîcheur qui a suivi n'a pas été accompagnée de précipitations notables. Selon Patrick Galois, ce manque de pluie constitue un « phénomène aggravant », car il accroît la sécheresse des sols et, par conséquent, les risques d'incendie dans les jours à venir.

Les autorités appellent donc à la vigilance alors que le pays, éprouvé par des températures records et des feux de forêt, pourrait subir une nouvelle vague de chaleur sans avoir eu le temps de récupérer. Les prévisions restent toutefois à affiner, la durée et l'intensité exactes de cet épisode n'étant pas encore déterminées.