Téhéran a adressé une mise en garde à Paris concernant les opérations de déminage dans le détroit d'Ormuz, exhortant les autorités françaises à « ne pas compliquer davantage » la situation. Cette demande intervient dans un contexte de trêve entre les États-Unis et l'Iran, qui a permis une reprise partielle du trafic dans cette voie maritime stratégique.
Les autorités iraniennes n'ont pas précisé quels actes français seraient perçus comme une complication. On ignore si cette requête fait suite à des mouvements navals de la France dans la zone ou à des discussions sur les modalités de gestion du détroit. Le déminage est une étape clé pour sécuriser le passage après les tensions des derniers mois, qui avaient conduit à la fermeture du détroit par Téhéran en représailles à un blocus américain.
Parallèlement, l'Iran et Oman ont récemment entamé des discussions sur la gestion des coûts liés au détroit. Ces rencontres, qui se déroulent sous l'égide de la trêve américano-iranienne, visent à établir un cadre pour l'administration de cette voie d'eau essentielle au transport pétrolier mondial. Les deux parties ont convenu d'examiner les dépenses associées à la sécurité et à la maintenance de la zone.
Le détroit d'Ormuz, point de transit pour environ un cinquième du pétrole mondial, a été au cœur de vives tensions diplomatiques et militaires. L'accord de suspension mutuelle des hostilités entre Washington et Téhéran, annoncé fin juin, a ouvert la voie à des négociations sur l'avenir de la navigation. La France, aux côtés du Royaume-Uni, s'était déclarée prête à contribuer à la reprise du trafic.
La mise en garde iranienne à la France pourrait refléter des divergences sur le rôle des puissances européennes dans la sécurisation du détroit. Alors que Paris et Londres avaient évoqué un plan pour rétablir la navigation, Téhéran semble vouloir limiter toute influence extérieure qui pourrait réduire son contrôle sur le passage. Les opérations de déminage, nécessaires après d'éventuels mouvements de mines navales, constituent un enjeu technique et politique sensible.
Aucune réaction officielle de la France n'a été rendue publique à ce stade. Les discussions entre les acteurs régionaux et internationaux se poursuivent, tandis que le trafic reste limité et que les conditions d'une réouverture complète du détroit ne sont pas encore stabilisées.