Une promesse présidentielle réitérée
Donald Trump a une nouvelle fois affirmé que le détroit d'Ormuz serait « complètement ouvert » d'ici vendredi. Cette déclaration, faite à trois jours de la signature prévue d'un accord de paix entre Washington et Téhéran, intervient alors que les médias iraniens rapportent une reprise de la circulation des pétroliers dans la zone et une levée progressive du blocus américain. Le chef de l'État américain s'est montré confiant sur le dénouement de cette crise qui paralyse l'une des voies maritimes les plus stratégiques du monde.
Un contexte de tensions et de désaccord
Pourtant, les positions restent éloignées sur plusieurs points. La France, par la voix du président Emmanuel Macron, a écarté l'idée d'un « péage » pour le passage dans le détroit, une notion qui avait été évoquée dans les discussions. Paris et Londres se sont déclarés prêts à rétablir la navigation, mais insistent sur le respect de certaines conditions. L'Iran, de son côté, a officialisé la fermeture du détroit en riposte au blocus américain, et ses autorités demeurent prudentes quant à une levée totale des restrictions sans garanties claires.
Des signaux contradictoires venus de Téhéran
Les informations en provenance de Téhéran sont contrastées. Si certains médias locaux font état d'une reprise du trafic pétrolier et d'un allègement du blocus, d'autres sources indiquent que l'Iran a scellé son stock d'uranium et miné des sites stratégiques par crainte d'une opération américaine. Ces mesures de défense suggèrent que la confiance n'est pas encore totale malgré l'accord annoncé. L'analyste Adel Bakawan a qualifié l'accord de « capitulation des États-Unis », soulignant le déséquilibre perçu dans les négociations.
Les implications économiques
La réouverture du détroit d'Ormuz est cruciale pour les marchés pétroliers mondiaux. Une reprise du trafic dans cette zone, par laquelle transite une part significative du brut mondial, pourrait entraîner une baisse des prix des carburants. Les prix à la pompe en France ont déjà enregistré un léger recul, avec le gazole passant sous la barre des deux euros pour la première fois depuis le 7 mars. Les analystes estiment qu'une baisse plus marquée reste peu probable sans une confirmation concrète de la levée du blocus.
Les réactions internationales
Les Émirats arabes unis auraient bloqué des fonds destinés à l'Iran, compliquant encore les relations régionales. La France et le Royaume-Uni affirment disposer d'un plan déjà prêt pour la reprise du trafic, attendent un signal clair de Washington et de Téhéran pour l'activer. La communauté internationale observe avec attention les prochains jours, alors que la signature de l'accord de paix est imminente.
Un calendrier serré
Donald Trump a répété que le détroit serait « complètement ouvert » vendredi, mais sans préciser les modalités exactes de cette réouverture. Les autorités iraniennes, tout en se montrant ouvertes à un compromis, exigent des garanties sur la levée des sanctions et le respect de leur souveraineté. La prudence reste de mise à Paris et à Téhéran, où l'on attend de voir si les promesses américaines se concrétiseront dans les faits.