Donald Trump maintient son calendrier
Le président des États-Unis, Donald Trump, a réaffirmé mardi que le détroit d'Ormuz serait « complètement ouvert » à compter de vendredi, date prévue pour la cérémonie de signature de l'accord-cadre conclu entre Washington et Téhéran. Selon ses déclarations, des navires, dont certains chargés de pétrole, commenceraient déjà à sortir du passage stratégique, une information qu'il a diffusée sur son réseau social Truth Social.
Des doutes persistent sur les modalités
Si le chef de l'État américain se montre confiant, plusieurs points de divergence subsistent. Le vice-président J. D. Vance a indiqué que les États-Unis s'attendaient à ce que l'Iran n'impose pas de péage sur le trafic maritime dans le détroit, et ce « à long terme ». Cette déclaration intervient alors que la diplomatie iranienne a évoqué la possibilité d'instaurer des « frais » de service maritime, créant une ambiguïté sur les termes de l'accord.
Un contexte régional toujours tendu
Sur le terrain, les hostilités se poursuivent. Le Hezbollah libanais, allié de Téhéran, a affirmé avoir « repoussé » une force israélienne qui tentait d'avancer dans le sud du Liban. Selon des communiqués du groupe, des combattants auraient fait usage de roquettes et de drones pour faire face à des blindés israéliens, tandis que des affrontements se seraient poursuivis.
Les marchés pétroliers dans l'expectative
Les cours du pétrole restent nerveux. Mardi matin, le baril de WTI américain cédait 0,14 % à 80,64 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord reculait de 0,26 % à 82,95 dollars. L'annonce de l'accord avait provoqué une chute de près de 5 % lundi, mais les opérateurs attendent des détails concrets sur sa mise en œuvre. Des experts d'Oxford Economics préviennent que des obstacles sont probables avant une concrétisation globale et que le retour à un niveau de trafic comparable à celui d'avant le conflit prendra du temps.