Les autorités israéliennes et libanaises ont fait savoir, dans un texte conjoint, qu'elles étaient parvenues à un accord sur les modalités de mise en œuvre d'un cessez-le-feu. Cet arrêt des hostilités est notamment subordonné à une cessation totale des tirs émanant du Hezbollah, la formation armée pro-iranienne présente au Liban.
Selon cette déclaration commune, les deux parties se sont entendues sur l'établissement de secteurs baptisés « zones pilotes ». Ces périmètres seraient placés sous l'autorité exclusive de l'armée libanaise, et le Hezbollah en serait exclu. Le texte prévoit également que les membres de la milice devront évacuer la zone située au sud du fleuve Litani.
Cet accord intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre Israël et le Liban. Ces derniers jours, l'État hébreu avait multiplié les menaces de frapper Beyrouth et ordonné l'évacuation de plusieurs localités du sud du Liban. L'armée israélienne avait également intensifié ses bombardements sur la capitale libanaise et le sud du pays, provoquant le déplacement de plus d'un million de personnes. Beyrouth avait saisi l'ONU, dénonçant une « punition collective » infligée à la population civile.
Les déclarations des deux camps suggèrent une possible désescalade après des semaines d'affrontements meurtriers et de déplacements massifs de population. Toutefois, les détails précis de l'accord et son calendrier de mise en œuvre restent à clarifier. La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation, alors que le Hezbollah n'a pas officiellement réagi à cette annonce conjointe.
Le Liban, déjà plongé dans une grave crise économique et politique, espère que cette trêve permettra un retour progressif des déplacés et une stabilisation de la région frontalière. Israël, de son côté, conditionne la pérennité de l'accord au respect strict des clauses par le Hezbollah, notamment la fin des tirs et l'éloignement de ses forces du Litani.