L'escalade militaire israélienne au Liban franchit un nouveau palier. Tsahal a sommé les habitants de sept localités du sud du pays de quitter immédiatement leurs foyers, tandis que des menaces de bombardements visant Beyrouth ont été proférées par des responsables militaires. Cette offensive terrestre et aérienne, la plus intense depuis le cessez-le-feu du 17 avril, a déjà provoqué le déplacement de plus d'un million de civils libanais, selon les autorités locales.
Le gouvernement libanais a immédiatement réagi en dénonçant ce qu'il qualifie de « punition collective » et d'« agression féroce ». Dans un discours retransmis à la télévision nationale, le président libanais a accusé Israël de violer délibérément la trêve et de chercher à remodeler le territoire par la force. Il a également annoncé que Beyrouth allait convoquer une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu immédiat.
Une progression au sol et des frappes sur la capitale
Les ordres d'évacuation concernent sept localités situées dans la zone frontalière, où l'armée israélienne a engagé des unités d'infanterie et de blindés. Dans le même temps, l'aviation israélienne a mené plusieurs raids aériens sur des secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Des témoins rapportent des explosions violentes et des nuages de fumée s'élevant au-dessus de la capitale.
Réaction du Hezbollah et risque d'embrasement régional
En réponse aux offensives israéliennes, le Hezbollah a intensifié ses tirs de roquettes et de missiles vers le nord d'Israël. Plusieurs salves ont été interceptées par le système de défense antiaérienne israélien, mais certaines ont atteint des zones habitées, faisant des blessés légers selon les services de secours israéliens. Les deux camps semblent engagés dans une escalade qui pourrait déborder sur d'autres fronts.
L'ONU, déjà mise en alerte, doit examiner la requête libanaise dans les prochaines heures. Parallèlement, des discussions sont prévues à Washington entre médiateurs américains et représentants israéliens et libanais, mais leur issue est incertaine alors que les combats ne montrent aucun signe d'apaisement.