Tirs revendiqués
Le Hezbollah a affirmé avoir lancé des roquettes contre une position de l'armée israélienne dans la zone contestée des fermes de Chebaa, le 4 juin. L'organisation précise que cette action a eu lieu en réponse aux violations israéliennes de la trêve et vise à soutenir le peuple palestinien. Ce tir intervient alors qu'un troisième cessez-le-feu en quelques semaines a été annoncé, sans que les hostilités ne cessent réellement sur le terrain.
Nouvel accord de cessez-le-feu
Mercredi 3 juin, au terme de nouvelles négociations à Washington, les représentants israéliens et libanais ont officialisé un accord portant sur les modalités d'une cessation des hostilités. Selon les termes de ce compromis, la trêve est conditionnée à un arrêt complet des tirs du Hezbollah. Les contours précis de l'accord restent toutefois flous, et le document n'a pas été publié dans son intégralité par les parties.
Le gouvernement libanais, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a appelé à une application immédiate de cet accord et a saisi le Conseil de sécurité de l'ONU pour dénoncer ce qu'il considère comme des violations israéliennes persistantes. De son côté, Israël a prévenu qu'il considérait tout tir venant du Liban comme une rupture de la trêve et a menacé de frapper Beyrouth si les hostilités reprenaient.
Frappes persistantes au Sud-Liban
Malgré l'annonce de cette trêve, l'armée israélienne a poursuivi ses bombardements dans le sud du Liban. Des frappes ont notamment visé le village de Kfar Tebnit le 4 juin, au lendemain de l'annonce de l'accord. Les témoins rapportent des explosions et des colonnes de fumée dans plusieurs localités. L'armée israélienne justifie ces opérations en affirmant répondre à des provocations et en visant des infrastructures du Hezbollah.
Situation humanitaire critique
Le conflit a provoqué une crise humanitaire majeure. Selon les autorités libanaises, plus d'un million de personnes ont été déplacées par les combats. L'armée israélienne a ordonné l'évacuation de sept localités du sud du Liban et a élargi ses opérations terrestres, ce que Beyrouth qualifie de « punition collective ». La communauté internationale a multiplié les appels à la retenue, sans parvenir à imposer une cessation durable des hostilités.
Position de l'armée libanaise
L'armée libanaise, qui n'a pas participé directement aux combats, s'est déployée dans plusieurs zones du sud à la suite de l'accord de cessez-le-feu. Elle a annoncé avoir pris position dans des secteurs clés pour garantir le respect de la trêve. Cependant, sa capacité à désarmer le Hezbollah ou à empêcher ses tirs reste limitée, ce qui fragilise les perspectives de paix.
Réactions politiques
L'opposition israélienne a critiqué l'accord, estimant qu'il ne garantit pas la sécurité des localités du nord d'Israël, régulièrement visées par des roquettes depuis le début du conflit. Au Liban, les partis proches du Hezbollah saluent une « résistance légitime », tandis que les factions adverses dénoncent une aventure militaire qui plonge le pays dans une guerre dévastatrice.
La situation sur le terrain reste tendue, et le cycle des annonces de trêve suivies de violations semble se reproduire, alors que les deux camps durcissent leurs positions.