L'armée israélienne a reçu pour consigne de cibler les abords de Beyrouth, la capitale libanaise, marquant une escalade significative du conflit en cours. Cette directive intervient alors que les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent, et que Téhéran conditionne tout accord à la fin des hostilités au Liban. Selon des sources proches des discussions, le président américain Donald Trump aurait vivement reproché au premier ministre israélien Benyamin Netanyahou sa gestion du conflit lors d'un entretien téléphonique.
Un tournant dans les opérations israéliennes
L'ordre de frapper la périphérie de Beyrouth représente un changement de posture de l'état-major israélien. Jusqu'à présent, les frappes s'étaient concentrées sur le sud du Liban et la vallée de la Bekaa. La menace directe sur la capitale, qui abrite plus de deux millions d'habitants, suscite une vive inquiétude sur la scène internationale. Les forces israéliennes n'avaient pas opéré à proximité de Beyrouth depuis le conflit de 2006. La décision a été prise en lien avec la progression des opérations terrestres et les tirs de roquettes en provenance du Liban vers le territoire israélien.
Un lien explicite avec les négociations iraniennes
Les discussions menées par l'administration Trump avec Téhéran, qui portent notamment sur le programme nucléaire iranien, sont directement liées au conflit libanais. Les dirigeants iraniens ont clairement indiqué qu'aucun accord ne serait conclu tant que la guerre au Liban se poursuivrait. Cette position place Washington dans une situation délicate, tiraillé entre son allié israélien et la volonté d'obtenir un compromis avec l'Iran. Les informations faisant état d'une altercation verbale entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou illustrent ces tensions croissantes. Le président américain aurait exprimé son mécontentement face à l'extension du conflit, perçue comme un obstacle à ses objectifs diplomatiques.
Des conséquences humanitaires déjà sévères
L'ordre de frapper Beyrouth intervient alors que le nombre de déplacés à l'intérieur du Liban a déjà dépassé le million, selon des estimations concordantes. Les infrastructures civiles subissent d'importants dommages, et le système de santé est sous pression. La communauté internationale, par la voix de plusieurs organisations, a appelé à la retenue et à la protection des civils. Le gouvernement libanais a dénoncé ce qu'il qualifie de punition collective et a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies pour exiger un cessez-le-feu immédiat.
Réactions et perspectives
Les chancelleries occidentales suivent de près l'évolution de la situation. Plusieurs pays ont recommandé à leurs ressortissants de quitter le Liban. En Israël, la classe politique est divisée sur l'opportunité d'une campagne aussi étendue. L'opposition accuse le premier ministre de poursuivre des objectifs personnels au détriment de la sécurité nationale. De son côté, le Hezbollah, qui affronte militairement Tsahal, a promis de répondre à toute agression contre Beyrouth. La région se trouve à un tournant décisif, où la conjonction des frappes sur la capitale et des désaccords entre alliés pourrait redessiner le conflit.