Un citoyen des États-Unis a été testé positif au virus Ebola en République démocratique du Congo, ont annoncé vendredi les autorités sanitaires américaines. La personne infectée, qui travaille pour une organisation humanitaire dans le pays, a contracté le virus Bundibugyo, l'une des trois espèces virales responsables de la maladie. Cette souche particulière reste méconnue et ne dispose d'aucun vaccin ni traitement spécifique, a précisé l'Agence américaine de prévention et de contrôle des maladies (CDC).

L'agence a indiqué collaborer avec l'employeur du patient, les agences fédérales américaines, les autorités sanitaires publiques et les partenaires congolais afin d'empêcher toute transmission supplémentaire et d'identifier les contacts proches.

Le dernier citoyen américain à avoir été testé positif au cours de l'épidémie actuelle était le docteur Peter Stafford, un missionnaire médical qui avait été contaminé en mai alors qu'il soignait des patients en RDC. Il avait été transporté à l'hôpital universitaire de la Charité à Berlin avant de regagner son domicile aux États-Unis après sa guérison, selon son employeur.

Les autorités sanitaires congolaises ont fait état cette semaine de plus de 600 décès liés à Ebola sur près de 1 800 cas recensés. Le virus s'est également propagé en Ouganda, qui a rapporté 20 cas confirmés dont deux morts, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé.

Les coupes budgétaires décidées par l'administration américaine dans l'aide ont désorganisé des systèmes de surveillance des maladies et des chaînes d'approvisionnement médical qui auraient pu permettre de détecter et d'endiguer l'épidémie plus tôt.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait annoncé en mai qu'aucun patient atteint d'Ebola ne serait autorisé à entrer sur le territoire américain après la déclaration de l'épidémie par l'OMS. Il avait ensuite semblé assouplir cette position. Des responsables gouvernementaux avaient indiqué à des journalistes que, plutôt que de rapatrier les Américains exposés au virus, l'administration Trump prévoyait de les envoyer au Kenya, où la construction d'une installation de quarantaine était envisagée. Cette initiative avait suscité une vive opposition au Kenya, où des centaines de personnes avaient manifesté, et un tribunal kenyan en avait ordonné la suspension. Depuis lors, l'administration n'a pas formulé de plan clair pour la prise en charge des Américains exposés à l'étranger.