Les autorités iraniennes ont officiellement déclaré avoir intercepté deux pétroliers dans le détroit d'Ormuz. L'opération a été revendiquée mardi par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, qui a précisé que les navires empruntaient une voie surnommée « route Sud », non reconnue par Téhéran. L'annonce a été relayée par l'agence de presse officielle Irna.
Cette interpellation s'inscrit dans un contexte de tensions récurrentes dans cette zone stratégique où transite une part significative du trafic pétrolier mondial. L'Iran, qui contrôle l'une des rives du détroit, conteste régulièrement certaines routes maritimes qu'il juge contraires à sa souveraineté. Les Gardiens de la Révolution n'ont pas immédiatement divulgué l'identité des équipages ni la nationalité des bâtiments concernés.
Les autorités iraniennes n'ont pas fourni de précisions sur le sort des marins ni sur la cargaison des pétroliers arraisonnés. Aucune confirmation indépendante de ces faits n'était disponible dans l'immédiat.
Un dispositif de surveillance renforcé
Depuis plusieurs mois, la marine iranienne et les Gardiens de la Révolution multiplient les patrouilles et les contrôles dans le détroit d'Ormuz. La « route Sud » mentionnée par Téhéran serait utilisée par certains navires pour contourner les eaux territoriales iraniennes, une pratique que l'Iran considère comme une violation de sa juridiction maritime.
Cette nouvelle interception intervient après une série d'incidents similaires qui ont émaillé la navigation dans cette région. Les autorités iraniennes avaient déjà, à plusieurs reprises, mis en garde les armateurs contre toute traversée sans autorisation préalable.
Implications régionales
Le détroit d'Ormuz relie le golfe Persique au golfe d'Oman et constitue un passage obligé pour une part importante des exportations de pétrole de la région. Les tensions autour de cette voie d'eau ont des répercussions directes sur les marchés énergétiques mondiaux et sur la sécurité de la navigation commerciale.
Les pays riverains et les puissances maritimes suivent de près ces développements. Les autorités iraniennes n'ont pas fait état de victimes ni de dégâts matériels lors de cette opération.
Aucune réaction officielle des pays des pavillons des pétroliers concernés n'était disponible au moment de la rédaction de cet article.