L'alerte rouge pour canicule a été levée dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, mettant fin à un épisode de chaleur extrême qui a concerné l'ensemble du territoire métropolitain. Selon le dernier bilan des autorités sanitaires, la surmortalité liée à cette vague de chaleur s'élève à 1 000 décès supplémentaires depuis le 24 juin, une date qui marque le début de l'épisode le plus intense.

Un dénouement progressif

Météo-France a rétrogradé les deux départements alsaciens du niveau rouge au niveau orange, rejoignant ainsi cinq autres territoires encore en vigilance pour des températures élevées mais moins critiques. Cette décision intervient alors que les températures amorcent une baisse significative dans l'Est de la France, région qui avait été la dernière à subir des maximales dépassant les 40 degrés Celsius.

Le retour à des conditions moins sévères s'est opéré après un épisode caniculaire d'une intensité et d'une durée remarquables. Depuis le 24 juin, la quasi-totalité des départements français a été placée en vigilance rouge, un niveau d'alerte jamais atteint sur une si large portion du territoire.

Un bilan humain lourd

Le chiffre de 1 000 morts supplémentaires, communiqué par les autorités sanitaires, correspond à l'excès de mortalité enregistré depuis le début de la vague de chaleur. Ce bilan provisoire prend en compte les décès survenus dans l'ensemble des régions touchées, qu'ils soient directement liés aux coups de chaleur ou aux complications de pathologies préexistantes aggravées par les températures extrêmes.

Des hôpitaux, notamment dans l'Ouest de la France, avaient déjà signalé une hausse marquée des passages aux urgences. Au CHU de Rennes, l'augmentation des consultations pour des pathologies liées à la chaleur avait atteint 25 % en milieu de semaine.

Des mesures de prévention maintenues

Avec le passage en vigilance orange, les autorités appellent à la prudence, les fortes chaleurs restant susceptibles de provoquer des malaises, en particulier chez les personnes âgées, les enfants en bas âge et les individus souffrant de maladies chroniques. Les consignes de prévention — hydratation régulière, limitation des efforts physiques aux heures les plus chaudes, maintien des logements au frais — demeurent en vigueur dans les cinq départements encore concernés par l'alerte de niveau inférieur.

Cet épisode est le plus meurtrier en France depuis la canicule de 2003, qui avait causé près de 15 000 décès en trois semaines. La comparaison avec cet été historique reste toutefois prudente, les méthodes de comptabilisation de la surmortalité ayant évolué.