Le président américain Donald Trump a confirmé avoir signé électroniquement le protocole d’entente (MoU) avec l’Iran, une étape clé dans le processus de désescalade engagé entre les deux pays. Selon ses déclarations, le détroit d’Ormuz sera complètement ouvert à la navigation à partir de vendredi, marquant un assouplissement significatif des mesures de blocus américain.
Trois pétroliers iraniens et deux navires de charge ont déjà franchi le détroit après que Washington a levé son blocus naval, rapportent des médias iraniens. Ce passage constitue la première conséquence tangible de l’accord, qui prévoit notamment une reprise des flux énergétiques dans cette voie stratégique par où transite une part majeure du pétrole mondial.
Réactions israéliennes et tensions régionales
L’annonce de la signature suscite une vive opposition en Israël. Des responsables et commentateurs israéliens expriment leur mécontentement face à ce qu’ils perçoivent comme une concession dangereuse à Téhéran. Le retour des navires iraniens dans les eaux du Golfe est notamment interprété comme un signe de renaissance de la puissance navale iranienne, autrefois entravée par le blocus.
Cette contestation israélienne s’ajoute aux incertitudes qui pèsent sur la mise en œuvre concrète du texte. Si le volet maritime semble avancer, d’autres chapitres de l’accord – liés notamment au programme nucléaire iranien et au retrait des forces – restent entourés de flou. Les médiateurs régionaux, qui avaient facilité les pourparlers, n’ont pas encore commenté ces développements.
Un processus encore fragile
La signature électronique intervient après des semaines de négociations intenses et de démentis successifs. Téhéran avait jusqu’alors nié tout accord finalisé, tandis que Washington multipliait les annonces contradictoires. Le fait que le MoU soit désormais officiellement signé, même par voie dématérialisée, pourrait lever certaines ambiguïtés, mais les divergences d’interprétation persistent entre les parties.
L’ouverture annoncée du détroit d’Ormuz, si elle se confirme vendredi, représenterait un test grandeur nature de la capacité des deux capitales à respecter leurs engagements. Les regards se tournent désormais vers les prochaines échéances : la levée totale des sanctions maritimes, le déblocage d’avoirs iraniens à l’étranger et le sort des milices alliées de Téhéran dans la région. Les prochains jours diront si ce texte, salué par la communauté internationale comme une avancée diplomatique, parviendra à surmonter les résistances régionales.