Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé jeudi avoir déprogrammé des frappes militaires qui devaient être menées contre l'Iran dans la soirée, évoquant des avancées décisives dans les négociations en vue d'un accord de paix. Il a affirmé que les « derniers points » d'un accord préliminaire avaient été approuvés par les plus hautes instances du pouvoir iranien et qu'une cérémonie de signature serait prochainement organisée en Europe.
Dans un message publié sur son réseau social, le chef de l'État américain a déclaré : « Sur la base du fait que les discussions avec la République islamique d'Iran ont été portées au plus haut niveau de la direction iranienne et approuvées, j'ai, en tant que président des États-Unis d'Amérique, annulé les frappes et bombardements prévus contre l'Iran ce soir. » Il a précisé que le blocus naval demeurerait « totalement en vigueur jusqu'à ce que cette transaction soit finalisée ».
Quelques heures plus tôt, M. Trump avait pourtant promis de nouvelles frappes contre l'Iran, laissant entrevoir une escalade imminente du conflit au Moyen-Orient. Ce revirement, le dernier en date d'une série d'annonces contradictoires, a suscité des réactions de scepticisme chez plusieurs observateurs, certains rappelant la fable de « l'enfant qui criait au loup ». Le président américain lui-même a reconnu, lors d'une intervention télévisée, qu'une partie de l'opinion publique pourrait comparer sa communication à ce conte populaire.
Pas de confirmation de Téhéran
Du côté iranien, aucune confirmation officielle n'est venue étayer les déclarations de la Maison-Blanche. L'agence semi-officielle Fars a rapporté que Téhéran n'avait pas approuvé le texte d'un quelconque accord. Cette information contredit directement les assertions du président américain, qui affirme que les discussions ont été validées au plus haut niveau de l'État iranien.
Depuis le mois de mars, Donald Trump affirme de façon répétée qu'un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre est proche. Cette nouvelle annonce intervient dans un contexte de tensions militaires accrues : la marine américaine a récemment ouvert le feu sur un pétrolier au large d'Oman, et un hélicoptère américain a été abattu par les forces iraniennes, ce qui avait conduit M. Trump à promettre une réponse militaire.
Un accord présenté comme un « grand règlement »
Le président américain a qualifié ce futur accord de « grand règlement » destiné à mettre un terme au conflit qui ensanglante le Moyen-Orient. Il a précisé qu'il s'attendait à ce que le document soit signé en Europe dans les jours à venir. Aucun détail n'a toutefois été fourni sur le contenu précis de cet accord, ni sur les parties impliquées dans la médiation.
Les analystes soulignent que cette succession d'ultimatums et de promesses de paix place l'administration américaine dans une position délicate, tiraillée entre une guerre perçue comme « impossible à gagner » et un accord jugé « impossible à présenter » comme une victoire diplomatique. La fiabilité des déclarations présidentielles est désormais régulièrement mise en doute, y compris au sein de l'appareil d'État américain.