Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé samedi sur son réseau Truth Social qu'un accord initial pour mettre fin à la guerre avec l'Iran serait signé dimanche, jour de son quatre-vingtième anniversaire. Cette affirmation contredit directement les propos tenus plus tôt dans la journée par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei.
Selon des informations diffusées par l'agence de presse officielle iranienne IRNA, M. Baghaei a déclaré qu'aucun mémorandum d'accord ne serait signé dimanche et que les négociateurs n'avaient pas prévu de se rendre immédiatement à Genève, en Suisse, pour préparer un tel événement. Il a indiqué qu'une signature pourrait intervenir « dans les prochains jours ».
Quelques heures plus tard, Donald Trump a écrit sur son compte : « L'accord est programmé pour être signé demain, et immédiatement après sa signature, le détroit d'Ormuz sera OUVERT À TOUS. » Il a précisé que cet accord constituerait « UN MUR CONTRE TOUTE ARME NUCLÉAIRE » et qu'« aucun argent ne serait échangé ». Il a également affirmé qu'« au moment approprié, quand tout sera calme, nous irons récupérer la Poussière nucléaire », en référence au stock d'uranium enrichi iranien.
Ces déclarations s'ajoutent à une série de contradictions entre Washington et Téhéran ces derniers jours, alors que les deux parties signalent qu'un accord est plus proche que jamais. Aucun texte officiel n'a encore été publié, et des responsables américains et iraniens ont souligné vendredi que l'accord n'était pas finalisé.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'exprimant sur la chaîne Press TV vendredi, a déclaré que le mémorandum d'accord initial ne serait qu'un point de départ pour les négociations sur l'avenir du programme nucléaire iranien. Il a ajouté que la signature entraînerait une pause immédiate des combats, mais que l'Iran et Oman continueraient d'administrer le détroit d'Ormuz. La question de la levée des sanctions internationales contre l'Iran et du dégel de ses actifs serait discutée après la signature.
Ces échanges diplomatiques surviennent après deux jours d'échanges de frappes entre les États-Unis et l'Iran cette semaine, menaçant de mettre fin à une trêve qui perdurait depuis le 8 avril. La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran a débuté le 28 février, en pleines négociations indirectes sur le programme nucléaire iranien.
Les responsables iraniens ont exprimé une profonde méfiance envers les États-Unis, ce qui a ralenti les progrès vers un accord durable. Donald Trump a promis de conclure un accord plus strict que le Plan d'action global commun de 2015, dont il s'était retiré unilatéralement en 2018. Dans son message, il a réaffirmé que toute entente serait plus contraignante que cet accord.
« Notre relation avec l'Iran est bien différente et meilleure que celle des administrations précédentes », a-t-il écrit. « Espérons que ce processus se déroulera rapidement, facilement et sans accroc », a-t-il ajouté. « Si ce n'est pas le cas, nous avons l'alternative ultime, espérons ne jamais avoir à l'utiliser à nouveau », a-t-il menacé sans préciser sa pensée.