Un protocole d'accord préliminaire a été signé entre les États-Unis et l'Iran, a confirmé le président américain Donald Trump le 15 juin, jour de son quatre-vingtième anniversaire. Cependant, le texte n'a pas été publié et les termes précis de l'entente restent inconnus. Une cérémonie de signature est programmée pour le vendredi suivant en Suisse, en marge du sommet du G7 qui se tient du côté français du lac Léman, à Évian.
Un accord négocié par des médiateurs
Le mémorandum a été négocié par l'intermédiaire du Pakistan et du Qatar. Le président Trump a indiqué espérer que les États-Unis publieraient les termes de l'accord « dans un avenir très proche », mais pas avant la signature officielle. Il a précisé que la publication interviendrait « après vendredi ». Cette annonce a provoqué une baisse des prix du pétrole, les marchés anticipant une possible reprise des flux pétroliers dans le détroit d'Ormuz, un point de passage maritime stratégique.
Des questions en suspens
Plusieurs questions cruciales demeurent sans réponse. Il n'est pas clair si l'Iran continuera de percevoir des droits de passage dans le détroit d'Ormuz, ni si les monarchies du Golfe devront verser des « frais de protection » aux États-Unis, comme le président Trump l'a suggéré dans un entretien. Par ailleurs, la portée de l'accord sur le programme nucléaire iranien reste floue. Des promesses vagues de Washington concernant un nouvel accord sur le nucléaire ont été évoquées, sans que des précisions soient apportées. Certains observateurs estiment que la signature de ce texte pourrait permettre la reprise des négociations nucléaires.
Des réactions internationales prudentes
Les dirigeants mondiaux ont salué l'annonce comme un premier pas important, mais la communauté internationale reste prudente. La France, qui accueille le sommet du G7, a repoussé d'une journée le début de la réunion pour permettre au président Trump de célébrer son anniversaire à Washington. Des pays européens ont proposé d'organiser des patrouilles navales dans la région, ce qui témoigne de la persistance des préoccupations sécuritaires. Par ailleurs, Israël a indiqué qu'il maintiendrait sa présence « indéfiniment » dans les territoires qu'il contrôle à Gaza, au Liban et en Syrie, ce qui suggère que le conflit régional plus large est loin d'être résolu.
Un avenir incertain
Si l'accord est perçu comme une trêve bienvenue, de nombreux experts estiment qu'une paix durable est encore lointaine. Les problèmes fondamentaux de la région, notamment les tensions entre l'Iran et Israël, restent non résolus. L'Iran, en tant qu'État et société, a été profondément transformé par le conflit, et la confiance mutuelle fait défaut. La publication des termes exacts de l'accord vendredi prochain sera cruciale pour évaluer sa portée réelle et ses chances de succès à long terme.