Téhéran – Le 13 juin 2026 – Les autorités iraniennes ont opposé un démenti catégorique aux déclarations du président américain Donald Trump, qui affirmait vendredi qu'un accord de paix avec l'Iran pourrait être signé « en Europe » dès dimanche. Le ministère iranien des Affaires étrangères a précisé qu'aucun texte définitif n'était encore approuvé et que le processus de négociation se poursuivait.
Des annonces contradictoires
Les affirmations de Washington : Vendredi, Donald Trump a déclaré qu'un accord avec l'Iran pourrait être signé « en Europe » ce week-end, sans toutefois pouvoir y assister en raison d'un événement de combat d'arts martiaux mixtes organisé sur la pelouse de la Maison-Blanche pour son anniversaire. Cette annonce intervient après des dizaines de promesses similaires de la part du président américain depuis le début du conflit.
La position de Téhéran : Le même jour, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a posté sur X que « le mémorandum d'entente d'Islamabad n'a jamais été aussi proche », semblant confirmer un rapprochement. Cependant, l'agence de presse officielle iranienne IRNA a cité un porte-parole du ministère des Affaires étrangères précisant qu'un projet de texte est « presque finalisé et attend une décision finale des instances décisionnelles iraniennes ». Aucun accord définitif n'a donc été formellement entériné.
Des conditions différentes
Les deux parties ne s'accordent pas sur les termes précis de l'éventuel accord. Selon des sources à Téhéran, le cessez-le-feu, qui serait suivi de négociations détaillées, inclurait :
- Le déblocage d'environ 24 milliards de dollars (21 milliards d'euros) d'avoirs iraniens gelés.
- Un allègement des sanctions.
- Le retrait des troupes américaines stationnées à proximité.
En contrepartie, l'Iran lèverait le blocus du détroit d'Ormuz, qu'il bloque depuis le début de la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février. Téhéran exige un versement préalable en espèces avant de rouvrir le détroit, doutant de la bonne foi de Donald Trump à respecter les engagements américains.
Les combats persistent
Malgré ces signaux diplomatiques, les affrontements se poursuivent dans la région. Les États-Unis ont affirmé avoir abattu plusieurs drones iraniens dans la nuit de jeudi à vendredi. Le conflit, entré dans son quatrième mois, continue d'asphyxier l'économie mondiale en raison du blocus du détroit d'Ormuz.
Quel avenir pour les négociations ?
À Téhéran, tout accord devra être approuvé par le guide suprême, Mojtaba Khamenei, qui se trouve caché depuis le début du conflit. Les négociations se poursuivent donc sans qu'une date de signature ne soit officiellement fixée, malgré les annonces optimistes de Washington.