La France connaît une accalmie dans l'épisode de chaleur exceptionnel qui a touché une grande partie du territoire ces dernières semaines. La vigilance rouge a été levée dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, derniers départements concernés par ce niveau d'alerte maximal. Toutefois, la vigilance orange est maintenue jusqu'à jeudi matin pour trois zones : les Alpes-Maritimes, le Var et la Corse, selon les informations de Météo-France.
Un répit de courte durée
Le prévisionniste de Météo-France, Patrick Galois, a indiqué que l'Hexagone allait connaître « sans doute un nouvel épisode caniculaire à partir de ce week-end ». Il n'a toutefois pas été en mesure, à ce stade, de préciser la durée ou l'intensité de cette nouvelle vague de chaleur. Cette annonce intervient alors que les températures restent élevées dans le sud-est du pays.
Pas de risque pour l'eau potable, assure le gouvernement
Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, s'est voulu rassurant mercredi matin. Interrogé sur TF1, il a déclaré : « Il n'y a pas de risque d'approvisionnement en eau potable, comme ça a pu être le cas lors de l'épisode de sécheresse de 2022. » Il a précisé que la canicule n'avait pas provoqué de pénurie. M. Lefèvre réunissait dans la matinée le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH). En juillet 2022, plus d'une centaine de communes avaient dû être approvisionnées par des camions-citernes, leurs canalisations étant vides.
La SNCF aux aguets pour les départs en vacances
Le PDG de la SNCF, Jean Castex, a indiqué mercredi matin sur France Inter que l'entreprise se « préparait à faire face » à l'afflux de voyageurs dès vendredi pour les grandes vacances. Il a toutefois reconnu ne pas pouvoir « garantir que tout va marcher très bien à 100 % » en situation de canicule. « On a dû annuler préventivement cette semaine des rames pour les préparer, pour vérifier que tout marche bien et qu'elles soient pleinement opérationnelles à partir de vendredi », a-t-il ajouté.
Un océan mondial plus chaud que jamais en juin
Par ailleurs, l'observatoire européen Copernicus Marine a annoncé mercredi que les océans mondiaux avaient connu leur mois de juin le plus chaud jamais observé. Ce record est attribué à la combinaison du phénomène naturel El Niño et du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines. La température moyenne à la surface des océans, qui couvrent les deux tiers de la planète, a atteint 20,98 °C en moyenne en juin, battant le précédent record établi en juin 2024 (20,89 °C). Le premier semestre 2026 dans son ensemble est le deuxième plus chaud jamais enregistré, juste derrière les six premiers mois de 2024.