Signature annoncée par Washington
Donald Trump a déclaré samedi 14 juin que la signature d'un accord avec l'Iran était prévue pour le lendemain, dimanche. Selon le président américain, ce texte doit mettre un terme au conflit en cours au Moyen-Orient et prévoit la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz, voie stratégique pour le transport pétrolier. Le médiateur pakistanais, impliqué dans les négociations, a également fait état de cette échéance.
Silence de Téhéran
À ce stade, les autorités iraniennes n'ont pas confirmé la tenue d'une signature dimanche. Ce décalage entre les déclarations américaines et l'absence de réaction officielle iranienne prolonge les incertitudes qui entourent les négociations depuis plusieurs jours. La veille, vendredi 13 juin, des sources iraniennes avaient écarté l'hypothèse d'un accord conclu le jour même, tandis que Donald Trump maintenait sa version.
Contexte des discussions
Les pourparlers entre Washington et Téhéran se sont intensifiés ces dernières semaines. Le 11 juin, Donald Trump avait annoncé avoir trouvé un « très bon accord », affirmant qu'il avait été approuvé par le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei. Téhéran avait alors démenti tout accord définitif. Le lendemain, un haut responsable américain estimait à 80-85 % les chances de parvenir à une entente. Parallèlement, des incidents dans le détroit d'Ormuz, impliquant des drones iraniens abattus par des navires américains et un pétrolier immobilisé, ont émaillé la période de négociations.
Détroit d'Ormuz au centre des discussions
La question du détroit d'Ormuz demeure un point central. Le 12 juin, l'Iran avait indiqué qu'un accord éventuel ne signifierait pas un retour à la situation d'avant-guerre pour cette voie maritime. Donald Trump assure pour sa part que l'accord prévoit sa réouverture immédiate. Les marchés financiers avaient réagi aux annonces des 11 et 12 juin, saluant la perspective d'une détente, mais la prudence reste de mise tant que les détails ne sont pas officialisés.
Attentes et réactions
Israël a exprimé des inquiétudes face aux négociations, craignant que l'accord ne prenne pas suffisamment en compte ses préoccupations sécuritaires. Le Congrès américain s'est prononcé le 9 juin en faveur d'un retrait d'Iran, une décision qualifiée de « revers cuisant » par Téhéran. Les prochains jours diront si la signature annoncée par Donald Trump se concrétise ou si les divergences persistent.