La trêve entre Washington et Téhéran est définitivement rompue. En déplacement à Ankara pour le sommet de l'Alliance atlantique, le président américain a annoncé ce mercredi 8 juillet que l'accord de cessez-le-feu avec l'Iran était « terminé ». Dans la foulée, il a prévenu que les États-Unis allaient « frapper fort » contre la République islamique dès la nuit à venir.
Cet embrasement fait suite à une escalade militaire ces dernières heures. Selon des informations concordantes, Washington a lancé de nouvelles opérations contre des cibles iraniennes après que des tirs ont visé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique du golfe Persique. Téhéran a immédiatement répliqué en mobilisant des drones et des missiles contre des positions américaines dans la région.
Une déclaration en marge du sommet de l'Otan
C'est dans la capitale turque, où il participait aux travaux de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, que le locataire de la Maison-Blanche a mis un terme à plusieurs semaines de cessez-le-feu. Les caméras l'ont capté alors qu'il déclarait, sans plus de précisions, que le processus de paix était caduc. La France 24 a diffusé une séquence dans laquelle on entend le président américain prononcer le mot « terminé ».
Interrogé sur la suite des opérations, le chef de l'État a indiqué que les forces armées américaines allaient « frapper fort » contre l'Iran cette nuit. Cette menace intervient alors que des navires de guerre américains croisent déjà dans les eaux du golfe Persique, en état d'alerte maximale.
Contexte d'attaques et de représailles
Les hostilités ont repris après plusieurs incidents dans le détroit d'Ormuz, où des projectiles ont été tirés contre des bâtiments de commerce. En réponse, l'aviation et la marine américaines ont mené des frappes contre des installations iraniennes. Téhéran a riposté en envoyant des drones chargés d'explosifs et des missiles balistiques en direction de bases américaines, sans que le bilan humain ou matériel ne soit encore connu.
Ces échanges interviennent après des mois de négociations chaotiques, marqués par la signature d'un accord en juin au château de Versailles, un ultimatum présidentiel et des tensions récurrentes autour du programme nucléaire iranien. La communauté internationale redoute une conflagration régionale alors que les forces en présence se multiplient dans le golfe Persique et au-delà.
Un risque de généralisation du conflit
La rupture du cessez-le-feu par Washington et l'annonce de nouvelles frappes massives suscitent de vives inquiétudes. Plusieurs capitales européennes ont appelé à la retenue, tandis que les marchés pétroliers, sans confirmation chiffrée dans l'immédiat, montraient des signes de nervosité. Aucun bilan des derniers échanges n'a été communiqué par les belligérants.
Les prochaines heures pourraient être décisives. Le président américain a promis une action « forte » contre l'Iran, laissant planer la menace d'une escalade majeure au Moyen-Orient.