Une annonce surprise de Donald Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré ce vendredi avoir validé un accord « très bon » avec l'Iran, mettant fin selon lui à des semaines de tensions militaires dans le golfe Persique. « Nous avons un deal, un très bon deal, approuvé par les plus hautes autorités de Téhéran », a-t-il affirmé lors d'une brève intervention à la Maison-Blanche. Il n'a toutefois fourni aucun détail sur le contenu des concessions iraniennes ou américaines.
La mise au point de Téhéran
Quelques heures après cette sortie, la diplomatie iranienne a tempéré l'enthousiasme de Washington. « Aucune décision définitive n'a été prise », a précisé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, tout en confirmant que des négociations étaient en cours. Il a ajouté que Téhéran exigeait des garanties claires sur ses droits, notamment en matière de programme nucléaire civil. Cette divergence de lecture entre les deux capitales a immédiatement relancé les interrogations sur la réalité d'une percée diplomatique.
Réaction des marchés pétroliers
Les déclarations de Donald Trump ont provoqué une chute sensible des cours du brut, le baril de Brent perdant plus de 3 % dans la matinée, à environ 72 dollars. Les investisseurs ont interprété l'annonce comme le signe d'une désescalade imminente dans le détroit d'Ormuz, où plusieurs incidents ont eu lieu ces derniers jours. La prudence est toutefois revenue après le démenti partiel de Téhéran, limitant la baisse à 1,5 % en fin de séance.
Un contexte de tensions persistantes
Cette séquence s'inscrit dans un climat d'affrontements récurrents. Mardi dernier, le Pentagone avait accusé l'Iran d'avoir lancé des drones contre des navires américains dans le détroit d'Ormuz, ce que Téhéran avait démenti. Un pétrolier avait également été immobilisé au large des côtes iraniennes. Les négociations indirectes, menées via des médiateurs omanais, n'avaient jusque-là pas abouti à un cessez-le-feu, malgré un ultimatum de deux à trois jours fixé par Donald Trump.
Quelles suites possibles ?
Les prochains jours devraient permettre de clarifier la position iranienne. Le guide suprême, Ali Khamenei, n'a pas encore réagi publiquement. Son fils, Mojtaba Khamenei, avait récemment évoqué une possible escalade en cas de maintien des pressions américaines. L'administration Trump, de son côté, reste divisée entre une aile favorable à un retrait militaire et des faucons exigeant le démantèlement total du programme nucléaire iranien. Les marchés surveilleront de près les déclarations des deux camps pour ajuster leurs anticipations.