Une levée des sanctions évoquée en marge du sommet

Les chefs d'État et de gouvernement européens participant au sommet du G7 ont fait savoir qu'ils étaient disposés à lever les sanctions imposées à l'Iran, à la suite de l'accord conclu entre Téhéran et l'administration américaine. Cette annonce intervient dans un contexte de détente diplomatique amorcée ces derniers jours.

Selon des déclarations recueillies auprès de plusieurs délégations, les Européens entendent ainsi accompagner la mise en œuvre de l'accord et honorer les engagements pris en faveur d'une désescalade régionale. Aucun calendrier précis n'a toutefois été avancé quant à la mise en œuvre de cette levée de sanctions, qui devra être formalisée dans les instances compétentes.

Le détroit d'Ormuz rouvert dès vendredi

Parallèlement, le président Donald Trump a affirmé que le détroit d'Ormuz serait « complètement ouvert » à partir du vendredi suivant. Cette déclaration fait suite à la finalisation de l'accord avec l'Iran, officialisée par la Maison-Blanche. Le détroit, passage stratégique pour le transport maritime du pétrole, avait été le théâtre de tensions ces dernières semaines entre les forces américaines et iraniennes.

Des incidents récents, impliquant notamment des drones iraniens et un pétrolier immobilisé au large des côtes iraniennes, avaient précédé cette annonce. La réouverture du détroit est perçue comme un signal fort de la volonté des deux parties de normaliser leurs relations.

Des divergences persistantes malgré l'accord

Si l'accord a été salué par Washington comme un « très bon deal », Téhéran a tenu à temporiser en démentant initialement la conclusion d'un accord définitif. Les autorités iraniennes ont affirmé avoir « remporté de grandes victoires » durant le conflit, tout en faisant preuve de prudence sur le calendrier de signature. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, aurait donné son aval, selon les déclarations américaines.

Les négociations, qui se sont étendues sur plusieurs semaines, ont donné lieu à des ultimatums de la part de Donald Trump, lequel avait fixé un délai de « deux à trois jours » pour parvenir à un accord. Un haut responsable américain avait estimé les chances de succès entre 80 et 85 %. L'accord final prévoit notamment des garanties sur le programme nucléaire iranien.

Réactions contrastées

La disposition des Européens à lever leurs propres sanctions intervient alors que les discussions au sein du G7 ont également porté sur la stabilité au Moyen-Orient et la sécurité énergétique mondiale. La chute des cours du pétrole, consécutive à l'annonce de l'accord, a été accueillie favorablement par plusieurs chefs d'État, dont Emmanuel Macron, qui a appelé à ce que cette baisse soit répercutée à la pompe.

Toutefois, des interrogations demeurent quant à la mise en œuvre concrète des engagements pris. Israël, voisin et acteur clé de la région, a exprimé ses inquiétudes face aux termes de l'accord, redoutant une reprise des activités nucléaires iraniennes à moyen terme.

Prochaines étapes

La signature officielle de l'accord est attendue dans les prochains jours, bien que les dates exactes aient fait l'objet de divergences entre Washington et Téhéran. Les Européens se sont engagés à coordonner leurs actions avec les autorités américaines pour assurer une transition en douceur vers la levée des sanctions.

L'ouverture du détroit d'Ormuz et la levée des sanctions devraient contribuer à apaiser les tensions dans la région et à stabiliser les marchés énergétiques mondiaux. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer la solidité de cet accord et son impact sur la sécurité régionale.