Alors que le président américain Donald Trump participe au sommet du G7 à Évian, les chefs d'État et de gouvernement du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et de l'Italie – le groupe dit E4 – ont officiellement salué le protocole d'entente conclu entre les États-Unis et l'Iran. Dans un communiqué commun, ces quatre puissances européennes ont affirmé leur volonté de travailler avec Washington, Téhéran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour garantir que l'Iran n'accède jamais à l'arme nucléaire. Elles se sont également déclarées «disposées à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l'Iran concernant son programme nucléaire».
Cette position européenne a été rendue publique alors que M. Trump fait face à ses homologues du G7, réunis depuis lundi dans la ville française d'Évian. Le président français Emmanuel Macron a précisé que les discussions porteraient notamment sur les «conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d'Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d'un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran». La levée du blocus du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le transport pétrolier, figure donc explicitement à l'ordre du jour des grandes puissances.
Signature attendue à Genève
Le protocole d'entente, officialisé dimanche par les parties américaine et iranienne, prévoit une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève, selon des informations transmises par le Pakistan. Ce calendrier intervient après plusieurs jours de divergences entre Washington et Téhéran sur la date de signature et le contenu précis de l'accord. M. Trump avait initialement annoncé une conclusion pour dimanche, suscitant des démentis de la part des autorités iraniennes. La réouverture du détroit d'Ormuz, fermé depuis plusieurs semaines en raison du conflit, constituerait une avancée majeure pour les marchés énergétiques mondiaux.
Soutien européen conditionné
Les Européens, par la voix de l'E4, conditionnent la levée de leurs sanctions à des progrès concrets et vérifiables de Téhéran. Cette approche prudente reflète la méfiance persistante entre les capitales européennes et le régime iranien, mais aussi la volonté de ne pas fragiliser l'accord naissant. Les discussions au G7 devraient permettre de coordonner les positions et d'établir un mécanisme de suivi des engagements iraniens. La réouverture complète et durable du détroit d'Ormuz est l'un des premiers tests attendus de cette nouvelle phase diplomatique.