Un accord en vue ?
Donald Trump a déclaré jeudi avoir trouvé un « très bon accord » avec l’Iran visant à mettre fin au conflit en cours. Selon le président américain, ce texte pourrait être signé « dans les prochains jours, probablement en Europe ». Il a également évoqué une réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, fermé par Téhéran depuis plusieurs jours, et l’engagement de l’Iran à renoncer à l’arme nucléaire, une condition jugée sine qua non par Washington.
Téhéran ne confirme pas, mais ne nie plus
De son côté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a indiqué que Téhéran n’avait pas encore « abouti à une conclusion définitive concernant l’accord ». Il n’a toutefois pas démenti l’existence du texte. Dans un premier temps, les Gardiens de la Révolution avaient rejeté l’hypothèse d’un accord, avant d’admettre, selon l’agence Fars, que le projet avait bien été soumis par l’Iran et qu’il serait vraisemblablement accepté — tout en précisant qu’aucune décision finale n’avait été entérinée.
Réactions internationales
L’Égypte a appelé Washington et Téhéran à saisir « l’opportunité qui se présente » pour parvenir à un accord et « préparer le terrain à la fin de la guerre », dans un communiqué publié tard jeudi par le ministère des Affaires étrangères.
Impact immédiat sur les marchés
Les déclarations de Donald Trump ont eu un effet sensible sur les marchés financiers. Le Brent de la mer du Nord et le WTI américain sont passés sous la barre des 90 dollars le baril, perdant près de 4 % en fin de journée jeudi. Vendredi matin, le Brent s’échangeait à 88,74 dollars (−0,44 %) et le WTI à 86,21 dollars (−0,5 %).
Dans le même temps, les Bourses asiatiques ont ouvert en forte hausse. À Tokyo, l’indice Nikkei progressait de 3,57 %, après un bond de plus de 4 % en séance. À Séoul, le Kospi s’envolait de 8,4 %. Hong Kong (+2,03 %), Shanghai (+1,56 %) et Taïwan (+2,98 %) évoluaient également dans le vert.
Un contexte de tensions extrêmes
Ces annonces surviennent au lendemain d’une nouvelle escalade militaire. Après des frappes américaines dans la nuit de mercredi à jeudi, l’Iran avait répliqué en ciblant des bases américaines à Bahreïn, en Jordanie et au Koweït, et en annonçant une fermeture totale du détroit d’Ormuz. Washington avait alors menacé de frapper « très fort » et d’envahir l’île iranienne de Kharg, avant que Donald Trump n’annonce l’annulation des frappes en raison de la conclusion de l’accord.
Les doutes persistent
Le président américain a déjà affirmé à 38 reprises avoir conclu un accord avec l’Iran, selon un décompte cité par CNN, avant d’être contredit par Téhéran. Cette nouvelle annonce suscite donc une certaine prudence, d’autant que les conditions précises du texte restent floues. Donald Trump n’a notamment pas précisé si l’accord incluait un cessez-le-feu au Liban, une exigence formulée par l’Iran. La suite des événements dépendra de la position définitive de Téhéran et de la capacité des deux parties à signer un texte dans les prochains jours.