Les pourparlers entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien continuent de susciter des interprétations divergentes. Alors que le président américain assure qu’un « bon accord » a été trouvé, Téhéran affirme n’avoir pris aucune décision définitive. Dans ce contexte, un haut responsable américain a évalué à « 80 à 85 % » la probabilité que les deux parties parviennent à un accord formel.

Un haut responsable américain optimiste

Un responsable états-unien a confié que les chances de conclure un accord sont élevées, bien qu’il n’ait pas précisé le calendrier. Cette estimation intervient alors que Donald Trump maintient la pression sur l’Iran et conteste la version des autorités iraniennes, qui démentent tout accord définitif. La Maison-Blanche, par la voix de son porte-parole, a réaffirmé que les négociations progressent dans la bonne direction.

La position iranienne sur l’uranium enrichi

De son côté, l’Iran a fait savoir que la seule solution acceptable pour ses stocks d’uranium enrichi est de les diluer sur son propre territoire. Cette déclaration, émanant d’un responsable iranien, écarte toute possibilité d’exportation du matériau fissile vers un pays tiers. Cette position pourrait constituer un point d’achoppement dans les discussions, Washington exigeant des garanties sur l’absence de capacité nucléaire militaire iranienne.

La vive inquiétude israélienne

La perspective d’un accord américano-iranien suscite une profonde préoccupation en Israël. Des responsables israéliens ont exprimé leur crainte que l’accord ne permette à Téhéran de poursuivre un programme nucléaire clandestin tout en levant les sanctions. « Nous suivons de très près les négociations et nous nous préparons à toutes les éventualités », a déclaré un haut responsable israélien. L’État hébreu considère l’Iran comme une menace existentielle et redoute que l’accord ne soit pas suffisamment contraignant.

Des négociations sous pression

Les discussions interviennent dans un climat de tensions accrues. Donald Trump a récemment fixé un ultimatum de « deux à trois jours » pour parvenir à un accord de paix, avant de modérer son ton en évoquant un possible deal. Par ailleurs, des incidents récents dans le détroit d’Ormuz, avec des drones iraniens abattus par la marine américaine et un pétrolier immobilisé, compliquent encore le paysage diplomatique. Washington accuse Téhéran d’avoir lancé des drones contre des navires américains, ce que l’Iran dément.

Quelles suites ?

Alors que les positions restent éloignées sur le sort de l’uranium enrichi et les garanties demandées, la fenêtre de tir pour un accord semble se réduire. Les prochains jours seront décisifs pour savoir si l’optimisme américain se concrétisera ou si les divergences profondes entre les deux capitales l’emporteront. Israël, de son côté, continue de plaider pour un accord plus strict, tandis que la communauté internationale observe avec attention ces négociations qui pourraient redessiner l’équilibre stratégique au Moyen-Orient.