Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé qu’un accord de paix entre Washington et Téhéran serait signé ce dimanche. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions militaires et diplomatiques au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport pétrolier.

Selon les informations disponibles, Donald Trump a lié cet accord à la réouverture « immédiate » du détroit d’Ormuz, fermé ou perturbé ces derniers jours en raison des affrontements entre les deux pays. Le président américain n’a pas détaillé les termes précis de l’accord ni confirmé si celui-ci avait été approuvé par les plus hautes instances iraniennes.

Absence de confirmation de Téhéran

Les autorités iraniennes n’ont pas encore réagi officiellement aux propos de Donald Trump. Aucun communiqué n’a été publié par le ministère des Affaires étrangères ou par le bureau du guide suprême, Ali Khamenei. Cette absence de confirmation jette un doute sur la réalité d’un accord finalisé, alors que les négociations indirectes entre les deux pays se poursuivent depuis plusieurs semaines.

Par le passé, des divergences étaient déjà apparues entre les versions américaine et iranienne concernant l’état d’avancement des discussions. En juin, Donald Trump avait annoncé un « très bon deal », tandis que Téhéran démentait tout accord définitif.

Contexte de tensions militaires

Ces annonces interviennent alors que des incidents ont eu lieu dans le détroit d’Ormuz ces derniers jours. Des drones iraniens ont été abattus par les forces américaines, et un pétrolier a été immobilisé au large des côtes iraniennes. Ces épisodes illustrent la fragilité de la situation sécuritaire dans la région.

Un haut responsable américain avait récemment évalué à 80-85 % les chances qu’un accord soit trouvé, tout en soulignant que les discussions restaient complexes sur plusieurs points, notamment le programme nucléaire iranien.

Réactions et implications

Israël, inquiet de ces négociations, a exprimé ses préoccupations quant aux implications sécuritaires d’un éventuel accord. De leur côté, les marchés financiers ont réagi aux annonces, avec des fluctuations liées aux perspectives de détente dans la région.

Pour l’heure, rien ne permet de confirmer que la signature aura bien lieu dimanche. Les prochaines heures seront décisives pour savoir si les deux parties parviennent à surmonter leurs dernières divergences.