La signature a eu lieu en début d'après-midi, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, en présence des chefs d'État et de gouvernement participant au sommet du G7. Donald Trump et Masoud Pezeshkian ont apposé leur paraphe sur un document de plusieurs pages, scellant ainsi un accord qualifié d'« historique » par les deux parties.

Cet accord, fruit de négociations menées ces dernières semaines sous la médiation des Européens, prévoit notamment un arrêt du programme nucléaire militaire iranien, une levée progressive des sanctions économiques américaines et européennes, ainsi que la réouverture complète du détroit d'Ormuz au trafic maritime.

Un cadre diplomatique inédit

Le choix du château de Versailles, symbole du patrimoine français, a été salué par le président français Emmanuel Macron, hôte du G7. Selon des sources diplomatiques, le cadre visait à donner une solennité particulière à cet événement, après des décennies de défiance entre Washington et Téhéran.

Masoud Pezeshkian, qui participait pour la première fois à un sommet du G7, a déclaré, après la signature : « Nous tournons une page de méfiance et ouvrons un chapitre de coopération. » Le président iranien a également remercié les dirigeants européens pour leur rôle de médiation.

Donald Trump, de son côté, a qualifié l’accord de « grand succès pour la paix mondiale » et a remercié les alliés européens pour leur soutien. Il a également confirmé que les États-Unis lèveraient dans les prochains jours une partie des sanctions imposées à l’Iran.

Réactions internationales

Les réactions ne se sont pas fait attendre. À Téhéran, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour célébrer cet accord, brandissant des drapeaux iraniens et américains. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a salué « une victoire pour la diplomatie ».

À Washington, les élus républicains ont majoritairement soutenu l’accord, tandis que certains démocrates ont exprimé des réserves, estimant que les concessions accordées à l’Iran étaient trop importantes. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a défendu l’accord en affirmant qu’il « garantissait la sécurité de nos alliés dans la région ».

Du côté européen, les dirigeants du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France se sont félicités de cette signature. Le président Macron a évoqué « un moment historique pour la paix au Moyen-Orient ».

Conséquences économiques

La signature de l’accord a immédiatement eu un impact sur les marchés financiers. Le prix du baril de pétrole a chuté de près de 15 % à l’annonce de la nouvelle, les investisseurs anticipant une reprise des exportations iraniennes de brut. Les Bourses européennes et américaines ont également enregistré des hausses significatives.

Les Émirats arabes unis, qui avaient proposé de servir d’intermédiaire financier, ont annoncé la levée de leurs propres restrictions commerciales avec l’Iran. Les compagnies pétrolières internationales préparent déjà le retour de leurs équipes sur le sol iranien.

Un processus de ratification à venir

L’accord doit encore être ratifié par les parlements des deux pays. Aux États-Unis, le texte sera soumis au Congrès dans les prochaines semaines. Du côté iranien, le Parlement, dominé par les conservateurs, pourrait émettre des réserves, mais les observateurs estiment que la légitimité apportée par la signature du président Pezeshkian et le soutien du guide suprême devraient permettre une adoption.

En attendant, la réouverture du détroit d’Ormuz est prévue dans les 48 heures, a indiqué un responsable américain. Les navires de guerre américains et iraniens coordonneront leur désengagement progressif de la zone.

Une nouvelle ère pour le Moyen-Orient ?

Pour de nombreux observateurs, cet accord ouvre la voie à une normalisation des relations entre l’Iran et les pays occidentaux. Israël, traditionnellement opposé à tout accord avec Téhéran, a exprimé de fortes réserves. Le Premier ministre israélien a déclaré que son pays « se réserve le droit de se défendre » et a exigé des inspections rigoureuses des sites nucléaires iraniens.

Les Gardiens de la révolution iraniens, quant à eux, ont salué l’accord comme une « reconnaissance de la puissance iranienne » mais ont prévenu qu’ils resteraient vigilants face aux « ingérences étrangères ».

La cérémonie de signature s’est achevée par un dîner de gala offert par le président français aux délégations des deux pays. Un symbole fort, alors que les relations entre l’Iran et l’Occident entament une nouvelle page.