Le président américain Donald Trump a officiellement acté la rupture du cessez-le-feu conclu avec l’Iran le 17 juin dernier, mettant un terme à une trêve de quelques semaines seulement. Cette annonce intervient alors que les hostilités ont repris avec une intensité rare entre Washington et Téhéran.
Selon des responsables du Pentagone, les forces américaines ont visé plus de 170 cibles iraniennes lors d’opérations qualifiées de parmi les plus massives depuis le début du conflit. Ces frappes font suite à une attaque contre des navires dans le détroit d’Ormuz attribuée à l’Iran, qui a servi de détonateur à une nouvelle escalade.
Parallèlement, plusieurs sources de renseignement indiquent que l’Iran serait en train de reconstruire ses installations nucléaires, une activité susceptible de contourner les termes de l’accord de trêve. Cette information, non confirmée officiellement par Téhéran, pourrait relancer les inquiétudes internationales quant au programme atomique iranien.
De son côté, le gouvernement iranien a affirmé avoir « tenu parole » vis-à-vis des États-Unis, sans préciser les engagements exacts auxquels il fait référence. Cette déclaration semble destinée à répondre aux accusations américaines selon lesquelles Téhéran n’aurait pas respecté le cessez-le-feu.
Ces développements surviennent dans le contexte de révélations israéliennes ayant informé Washington d’un projet présumé d’assassinat de Donald Trump par l’Iran. Le chef de l’État américain a réagi en menaçant à plusieurs reprises de « décimer et détruire complètement » le pays en cas de tentative d’attentat. Il a réaffirmé que la trêve était « terminée » et que les États-Unis répondraient avec une force dévastatrice.
La communauté internationale observe avec préoccupation cette nouvelle phase du conflit, qui semble enterrer définitivement les espoirs de paix nés de l’accord signé en grande pompe au château de Versailles. Les canaux diplomatiques, qui avaient permis de conclure une trêve provisoire le 17 juin, paraissent aujourd’hui inopérants face à la reprise des combats.
Si les informations sur la reconstruction des installations nucléaires iraniennes se confirment, elles pourraient constituer un motif supplémentaire d’escalade. Les États-Unis avaient conditionné la levée de certaines sanctions à l’arrêt du programme nucléaire de Téhéran. Aucune réaction officielle n’a encore été émise par les autres signataires de l’accord, notamment les puissances européennes.