Téhéran maintient son démenti, Washington persiste
Les déclarations contradictoires se multiplient autour d'un possible accord entre les États-Unis et l'Iran. Alors que le président américain a annoncé avoir conclu un « très bon accord » avec la République islamique, assurant que ce dernier avait été approuvé par Mojtaba Khamenei, les autorités iraniennes ont catégoriquement rejeté cette version. La diplomatie iranienne affirme qu'aucun accord définitif n'a été signé et que les discussions, menées sous médiation, se poursuivent.
La version américaine contestée
Le chef de l'État américain a déclaré qu'un accord avait été trouvé et qu'il pourrait être signé « peut-être en Europe » dans les prochains jours. Il a également évoqué l'aval du guide suprême iranien, via son fils Mojtaba Khamenei. Cependant, cette affirmation est contredite par les responsables iraniens, qui nient toute finalisation. Selon eux, les pourparlers n'ont pas encore abouti à un texte définitif.
Un contexte diplomatique tendu
Cette controverse intervient après plusieurs jours d'escalade militaire et diplomatique. Les États-Unis ont mené des frappes défensives en Iran, tandis que les Gardiens de la Révolution ont riposté par des tirs visant des positions au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie. Parallèlement, le président américain avait fixé un ultimatum de « deux à trois jours » pour parvenir à un accord de paix, ultimatum qui semble avoir expiré sans résultat clair.
Les positions se durcissent
Les négociations, qui portent sur le programme nucléaire iranien et les conditions d'un cessez-le-feu, sont marquées par des exigences croissantes de part et d'autre. Washington réclame la renonciation totale de Téhéran à l'arme nucléaire, tandis que l'Iran exige des garanties sur ses droits et le respect de sa souveraineté. Un projet de trêve avait été rejeté par les États-Unis fin mai. Plus récemment, un vote du Congrès américain en faveur d'un retrait d'Iran a été salué par Téhéran comme un « revers cuisant » pour l'administration Trump.
Des signaux contradictoires
L'absence d'accord définitif est confirmée par des sources diplomatiques, qui indiquent que les discussions se poursuivent. Le démenti iranien semble viser à corriger l'impression donnée par les déclarations américaines, sans pour autant fermer la porte à un compromis futur. La possibilité d'une signature en Europe, évoquée par le président américain, n'a pas été confirmée par Téhéran.