Les chefs d’État et de gouvernement des principales puissances européennes, réunis dans le cadre du sommet du G7, ont exprimé leur volonté de lever les sanctions imposées à l’Iran dès lors que l’accord négocié entre Washington et Téhéran entrerait en vigueur. Cette position commune, rendue publique à l’issue des discussions, marque un tournant dans la stratégie occidentale vis-à-vis de la République islamique.
Un feu vert conditionnel des Européens
Les représentants des pays européens membres du G7 ont fait savoir qu’ils étaient prêts à mettre fin aux mesures coercitives qui frappent l’Iran, à condition que le protocole d’accord signé entre les États-Unis et l’Iran soit respecté dans ses termes. Cette déclaration intervient alors que le président américain, Donald Trump, a officialisé la conclusion d’un accord avec Téhéran et annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport pétrolier mondial.
Selon des sources diplomatiques, les Européens conditionnent la levée des sanctions à la vérification de la bonne mise en œuvre des engagements pris par l’Iran, notamment en matière de limitation de son programme nucléaire. Aucun calendrier précis n’a toutefois été avancé pour cette levée, qui interviendrait par étapes.
Les déclarations de Donald Trump
De son côté, Donald Trump a réaffirmé sa détermination à faire respecter l’accord. Dans une déclaration retransmise, il a prévenu qu’en cas de non-respect du texte par Téhéran, il ordonnerait la reprise des « lancements de bombes ». Cette mise en garde, formulée sur un ton martial, vise à dissuader toute velléité iranienne de contourner les clauses du protocole.
Le président américain a par ailleurs confirmé que le détroit d’Ormuz, théâtre de tensions récentes avec des incidents impliquant des drones iraniens et des navires américains, était désormais rouvert à la navigation normale. Cette annonce a été saluée par les marchés pétroliers, qui redoutaient une perturbation des approvisionnements.
Réactions et implications régionales
La position européenne a été accueillie avec prudence par Téhéran, qui n’a pas officiellement commenté la déclaration du G7. Toutefois, l’Iran avait auparavant menacé de suspendre les pourparlers nucléaires si les conditions posées par Washington étaient jugées trop contraignantes. La levée des sanctions, si elle se concrétise, représenterait une avancée significative pour l’économie iranienne, asphyxiée par des années de mesures restrictives.
Israël, voisin et adversaire déclaré de l’Iran, a exprimé son inquiétude face à cet accord, craignant qu’il ne permette à Téhéran de poursuivre ses activités nucléaires à l’abri des regards. Les responsables israéliens ont multiplié les mises en garde, appelant à une vigilance accrue sur le terrain.
Sur le plan diplomatique, cet alignement des Européens sur la position américaine constitue un signal fort adressé à l’Iran, mais aussi à d’autres acteurs régionaux comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, directement concernés par la stabilité du golfe Persique.
Prochaines étapes
Alors que le texte de l’accord doit être formellement signé dans les prochains jours, les regards se tournent désormais vers Téhéran pour savoir si le guide suprême, qui avait donné son aval, maintiendra son soutien. La mise en œuvre effective de l’accord dépendra de la capacité des deux parties à surmonter leurs divergences persistantes, notamment sur le rôle financier des Émirats arabes unis et le calendrier précis de la levée des sanctions.
Les Européens, de leur côté, devront harmoniser leurs législations nationales pour procéder à la levée des mesures restrictives, un processus qui pourrait prendre plusieurs semaines. Le G7 a convenu de se réunir à nouveau pour faire le point sur l’application de l’accord, en fonction des rapports fournis par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).