Le ministère iranien des Affaires étrangères a salué, par la voix de son porte-parole, le vote intervenu à la Chambre des représentants des États-Unis exigeant le retrait des troupes américaines d'Iran. Ce scrutin, perçu à Téhéran comme un désaveu de la politique de l'administration Trump, a été décrit comme un « revers cuisant » par les autorités iraniennes.

Le texte adopté par la chambre basse du Congrès américain prévoit que les forces armées des États-Unis quittent le territoire iranien dans un délai défini. Cette initiative législative, qui doit encore être examinée par le Sénat, reflète les divisions persistantes au sein du pouvoir législatif américain sur la conduite des opérations militaires dans la région.

Réaction de Téhéran

« Ce vote confirme l'isolement de la politique belliciste menée par l'administration américaine », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par les autorités. Il a ajouté que cette décision démontrait que « le peuple américain et ses représentants rejettent les aventures militaires coûteuses et sans issue ».

Les dirigeants iraniens y voient une validation de leur position, selon laquelle les pressions militaires exercées par Washington n'ont pas atteint leurs objectifs. « L'occupation étrangère n'a jamais apporté la sécurité, ni pour les occupants ni pour les occupés », a poursuivi le porte-parole.

Le contexte diplomatique

Ce vote intervient après plusieurs semaines d'escalade rhétorique entre les deux pays. Le président américain Donald Trump avait récemment évoqué être dans les « derniers efforts » pour parvenir à un accord de paix avec l'Iran. Parallèlement, des informations faisaient état d'une suspension des hostilités entre l'Iran et Israël, et la reprise des vols à l'aéroport international de Téhéran avait été annoncée.

Les négociations entre Washington et Téhéran piétinent depuis plusieurs mois. Les États-Unis avaient durci leurs conditions, exigeant notamment la renonciation complète et vérifiable de l'Iran à toute capacité nucléaire militaire. En retour, Téhéran réclamait des garanties sur ses droits souverains et la levée des sanctions économiques.

Quelle suite au Sénat ?

Si le vote de la Chambre des représentants constitue un symbole fort, son impact réel reste incertain. Le texte doit désormais être examiné par le Sénat, où la majorité républicaine pourrait s'opposer à son adoption ou en modifier la portée. L'administration Trump n'a pas encore officiellement réagi à ce vote.

L'Iran, de son côté, observe avec attention la procédure législative américaine. Les autorités de Téhéran ont prévenu que toute nouvelle provocation militaire entraînerait une escalade, mais se disent prêtes à poursuivre les discussions si Washington fait preuve de « bonne foi et de respect ».