Dans le sillage du décès de Lyhanna, le garde des Sceaux a pris une décision de grande ampleur en ordonnant le réexamen de 70 000 plaintes qui concernaient des mineurs et qui avaient été classées sans suite. Cette mesure, officialisée lors d’une réunion des procureurs généraux convoquée dans la matinée, vise à identifier d’éventuels dysfonctionnements dans le traitement judiciaire des violences faites aux enfants.

Le ministre a également présenté ses excuses à la famille de Lyhanna, reconnaissant un « échec » dans le suivi des plaintes. Il a promis un suivi « sans vacances » de ce dossier ainsi qu’un bilan complet d’ici au 14 juillet. La circulaire sur la priorité aux enfants victimes, déjà en vigueur, n’avait pas été appliquée par la procureure d’Auch, ce qui a été qualifié de manquement.

Une réaction politique immédiate

Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a vivement critiqué cette annonce, y voyant « de la démagogie » et « des coups de communication indécents ». Il a estimé que le garde des Sceaux cherchait à masquer des défaillances structurelles par un geste spectaculaire. La gauche, de son côté, réclame la démission du ministre, tandis que la droite fustige le comportement des juges.

Des rassemblements prévus

Plusieurs mobilisations sont annoncées devant les tribunaux pour dénoncer les dysfonctionnements judiciaires mis en lumière par cette affaire. Le Premier ministre avait également convoqué les ministres de la Justice et de l’Intérieur pour faire le point sur les suites à donner.