Darmanin assume les défaillances

Interrogé sur l’affaire Lyhanna, le ministre de la Justice a déclaré que « le ministère de la Justice assume les défaillances et les fautes lorsqu’il y en a ». Il a estimé qu’il y avait eu « un dysfonctionnement grave du service public de la justice », sans pour autant donner plus de détails sur les conséquences disciplinaires ou les suites judiciaires.

Menaces contre les magistrats

Gérald Darmanin a également condamné avec fermeté « les menaces de mort inacceptables » qui visent actuellement des magistrats des tribunaux d’Auch et de Toulouse, liées à la médiatisation de l’affaire. Il a réaffirmé le soutien de l’État à ces professionnels et la nécessité de garantir leur sécurité et leur sérénité dans l’exercice de leurs fonctions.

Une communication contestée

Ces déclarations interviennent alors que le principal syndicat de magistrats a jugé la revue des 70 000 plaintes, ordonnée par le garde des Sceaux, « que de la communication ». Le syndicat estime que cette mesure ne répond pas aux problèmes structurels de la justice et qu’elle risque de créer une surcharge de travail inefficace. Plusieurs voix politiques, à gauche comme à droite, ont également critiqué la méthode, certains y voyant une forme de « démagogie ».

Contexte de l’affaire

L’affaire Lyhanna, du nom de la jeune fille décédée après des violences, a mis en lumière des défaillances dans le suivi des plaintes impliquant des mineurs. Le ministre a reconnu un « échec » et présenté ses excuses à la famille. Il a ordonné le réexamen de 70 000 plaintes classées sans suite, une tâche jugée titanesque par les professionnels. Le Premier ministre a également convoqué les ministres de la Justice et de l’Intérieur pour faire le point sur la situation.

Prochaines étapes

Gérald Darmanin doit réunir l’ensemble des procureurs généraux pour coordonner la revue des plaintes et définir les priorités. Des rassemblements de soutien à la famille de Lyhanna et des mobilisations pour la protection de l’enfance sont prévus devant plusieurs tribunaux. Le gouvernement assure vouloir un suivi « sans vacances » de ce dossier, mais la polémique sur la méthode persiste.