Une réunion au sommet
Le Premier ministre a convoqué ce vendredi les ministres de la Justice et de l'Intérieur afin d'évaluer l'avancée des investigations dans l'affaire Lyhanna. Cette réunion intervient alors que l'enquête a connu un tournant décisif avec la découverte d'un corps dont les vêtements correspondent à ceux que portait l'adolescente au moment de sa disparition. Une autopsie est actuellement en cours pour confirmer l'identité de la victime.
Un signal fort adressé à la chaîne pénale
En marge de cette réunion, le garde des Sceaux a pris une initiative d'ampleur : il a convoqué l'ensemble des procureurs généraux de France pour lundi. Cette réunion exceptionnelle vise à faire un état des lieux des procédures judiciaires en cours et à rappeler les bonnes pratiques dans le traitement des plaintes pour disparition. Le ministre de la Justice avait déjà, quelques jours plus tôt, dénoncé publiquement un « dysfonctionnement » dans la gestion de certaines procédures, sans toutefois préciser lesquelles.
La découverte qui relance l'enquête
Les investigations ont été relancées après la découverte, dans un secteur boisé de la région, d'un corps présentant des vêtements « similaires » à ceux portés par Lyhanna, une adolescente de 14 ans portée disparue depuis plusieurs semaines. Les enquêteurs attendent les résultats de l'autopsie pour confirmer ou infirmer l'hypothèse d'un lien avec la disparition. Cette découverte a provoqué une vive émotion dans la commune où résidait la jeune fille, suscitant une nouvelle vague de mobilisation.
Des critiques sur le traitement de la plainte
L'affaire avait déjà suscité une polémique après que des éléments ont suggéré que la plainte pour disparition n'aurait pas été prise avec la célérité nécessaire. Le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'une inspection générale serait diligentée pour vérifier le déroulement des premières recherches. Plusieurs élus locaux et associations de défense des droits des enfants ont demandé des comptes, dénonçant un « manque de moyens » et une « sous-estimation du danger ».
Un contexte tendu
Le chef du gouvernement a voulu montrer, par cette convocation, que l'exécutif prenait la mesure de l'émotion suscitée par l'affaire. Il a demandé aux deux ministres de lui faire un rapport complet sur les procédures en vigueur et sur les moyens alloués aux enquêtes pour disparitions inquiétantes. Le garde des Sceaux a également annoncé qu'il présenterait lundi, devant les procureurs généraux, une circulaire visant à harmoniser les pratiques judiciaires en la matière.
Réactions politiques et familiales
La famille de Lyhanna, qui n'a cessé de réclamer justice, a été reçue en début de semaine par le ministre de l'Intérieur. Les parents de l'adolescente ont exprimé leur colère face à ce qu'ils considèrent comme une « lenteur administrative ». Ils ont été entendus par les enquêteurs dans le cadre d'une nouvelle audition. L'avocat de la famille a indiqué qu'une plainte contre X pour non-assistance à personne en danger pourrait être déposée si les dysfonctionnements étaient avérés.
Les prochaines étapes judiciaires
Les résultats de l'autopsie sont attendus avec impatience. Si le corps découvert est bien celui de Lyhanna, l'enquête sera requalifiée en homicide. Dans le cas contraire, les recherches se poursuivront. Par ailleurs, la convocation des procureurs généraux lundi pourrait déboucher sur des instructions nationales destinées à améliorer la réactivité des parquets face aux disparitions de mineurs.